28 mars 2009
Swapounet : merci Armande !
Quelle belle surprise que ce paquet concocté par Armande pour moi dans le cadre de son "Swapounet" !
Les paquets sont joliment emballés et la carte donne le ton à l'ensemble : ce sera sous le signe de la Bretagne (j'avais dit à Armande que j'y avais vécu jusqu'à mon adolescence...)
19:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : swapounet
24 mars 2009
La promesse. - Hubert Mingarelli (Seuil, 2009)
Depuis que j'ai découvert Hubert Mingarelli, il y a quelques années, je me fait une joie de lire ses parutions et je ne suis jamais déçue !
Ici c'est une belle histoire d'amitié entre deux hommes qui est évoquée, alors qu'ils sont à l'école de mécaniciens maritimes au bord de la Baltique. Joie d'être ensemble, plaisir d'aller au bord du lac faire du feu et manger, excitation de construire un avion miniature et de le voir voler, moments de bonheur partagés ensemble. Mais Fedia est seul aujourd'hui pour naviguer sur le lac et jouir au maximum de ces instants si particuliers car il a une mission douloureuse à accomplir.
Ce n'est pas la peine de trop en dire, c'est l'atmosphère davantage que les détails qui séduit chez Mingarelli. Dans ces histoires sans lieux, sans date, presque sans nom, ne reste que l'essentiel. Ici ce sont des émotions, des instants de bonheur partagé qui lient deux hommes.
Dans cette histoire d'amitié partagée entre deux hommes, comme souvent chez Mingarelli, c'est une promesse à la vie, à la mort qui court tout au long du livre, comme Fedia tout au long du lac et de la rivière. Reste l'intimité d'une relation évoquée avec pudeur dans un roman qui reste longtemps présent à l'esprit.
06:01 Publié dans Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : mingarelli
20 mars 2009
Le voyage de Phil. - Patrick Pécherot (Syros, Souris noire, 2009)
Depuis leur rencontre, Phil, l'adolescent malade, et Anselme, le vieux bouquiniste, sont inséparables. Mais Phil a lu tous les Arsène Lupin et Anselme ne sait plus quoi lui conseiller. Heureusement il se souvient qu'il a retrouvé un vieux document où l'inspirateur du personnage d'Arsène Lupin révèle d'une manière codée où il aurait caché son trésor. Et les voilà partis en Normandie dans le vieux side-car d'Anselme. Mais comment décrypter ce document et retrouver le trésor, et surtout comment aider ces Roms avec lesquels ils sympathisent , (enfin.. surtout Phil et Yovana, une jolie adolescente qui ne se moque pas du crâne chauve de Phil...)
J'ai dans ma PAL la trilogie de Pécherot en Série noire, ainsi que Tranchecaille, aussi dès que j'ai vu ce petit roman jeunesse, je me suis précipitée dessus ! (comme dit Michel, selon le principe : "le dernier acquis, le premier lu"...).
Le ton ressemble à celui des "polardeux" français que j'adore (Pouy, Oppel, ...). Une belle histoire, des péripéties, de la poésie, de l'engagement, et voilà un polar sympathique qui devrait plaire aux ados et pourquoi pas aux plus grands !
A lire l'interview de Patrick Pecherot , et la 2è partie, par jeanjean-Moisson noire
06:01 Publié dans Livre jeunesse | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : pécherot
16 mars 2009
Lune captive dans un oeil mort. - Pascal Garnier (Zulma, 2009)
Laurent et InColdBlog m'ayant plusieurs fois mis l'eau à la bouche, je voulais découvrir Pascal Garnier, et comme son tout dernier roman m'est passé entre les mains...
Martial et Odette viennent d'emménager dans une résidence sécurisée pour seniors, dans le Sud, "les Conviviales". Pour l'instant c'est un peu sinistre mais bientôt un autre couple arrive , puis une femme seule. Les relations se mettent en place, des amitiés naissent, mais ce huis-clos dans ce lieu isolé devient rapidement tendu et les secrets des uns et des autres se dévoilent...
J'ai adoré la manière tout en demi-teinte de Pascal Garnier pour décrire le quotidien puis le dérapage soudain des personnages. Bien sûr une fois ce livre lu, on se dit que JAMAIS on n'ira dans une résidence comme celle-là. Pourtant l'auteur n'exagère pas du tout, au contraire c'est la vie de tous les jours, drôle et terrifiante, pointée par sa plume caustique.
Je sens que je vais moi aussi devenir un inconditionnelle de Pascal Garnier, d'ailleurs j'ai déjà pris La théorie du panda... (en fait ma PAL a bien augmenté depuis ma photo...)
L'avis de mon mari : un ton caustique pour une histoire banale en apparence mais qui dérape rapidement. Une réussite et un auteur à suivre.
Les avis tout aussi enthousiastes de Cathulu, Valdebaz, Moisson noire
L'interview de Pascal Garnier sur Bibliosurf
06:00 Publié dans Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : pascal garnier, lune captive dans un oeil mort, zulma
11 mars 2009
Cinq leçons sur le crime et l'hystérie. - Patricia Parry (Seuil, 2008)
De nos jours à Toulouse, pendant un congrès de psychiatres, un acteur est assassiné avec une mise en scène particulière. Antoine le Tellier, Anne son ex-femme, et Sami, un ami, tous trois psychiatres, vont se trouver mêlés à ce crime qui sera suivi de plusieurs autres. Mais Anne reçoit un mystérieux manuscrit écrit de la main de Jacob Bloch, un ami de Freud, qui était avec celui-ci pendant son séjour à Paris en 1885. Tous deux assistent aux leçons de Charcot sur l'hystérie. Or plusieurs crimes ont lieu avec la même mise en scène que ceux de Toulouse. Le tueur d'aujourd'hui est-il en train de reproduire ce qui s'est passé il y a plus d'un siècle, et surtout dans quel but ? Comprendre le passé sera nécessaire pour résoudre les crimes d'aujourd'hui.
Ceci est le deuxième roman de Patricia Parry sur le même thème avec toujours Antoine le Tellier comme héros. Je n'avais pas lu le premier et ce n'est pas du tout gênant.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce policier bien construit qui est sur le monde de la psychiatrie et de la psychanalyse aujourd'hui. Pourtant il n'est pas nécessaire de connaître ce milieu pour apprécier pleinement les jalousies, querelles de chapelles, secrets et cabales en tout genre qui parsèment le livre. Les va-et-vient entre le passé et le présent sont présentés adroitement et vraiment le tout donne une lecture agréable, pas non plus inoubliable, peut-être un peu classique à mon goût, mais les autres avis que je donne en lien sont, eux, dithyrambiques ! Disons que sur le même thème j'avais préféré les romans de Frank Tallis (un peu bavards mais intéressants sur les débuts de la psychanalyse) et de Gattegno. Et j'ai aussi noté un polar de Rubenfeld qui me parait sympathique. J'oubliais le savoureux portrait de Maurice Berger qui ressemble beaucoup à un certain Jacques Lacan...
Les avis d'Amanda, J.M. Laharrère, Fashion, Carolyn
Merci à Babelio pour ce livre.
12:07 Publié dans Roman policier | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : patricia parry, charcot, freud, psychanalyse
09 mars 2009
Le koala tueur, et autres histoires du bush. - Kenneth Cook (Autrement, 2009)
Pour tous mes collègues bibliothécaires dont les lecteurs demandent toujours des livres drôles, notez celui-ci !
Je connaissais de Kenneth Cook ses récits très noirs (Cinq matins de trop, Par-dessus bord et A coups redoublés), et j'ai du mal à croire que c'est le même auteur. Ici ce sont des récits autobiographiques qui racontent (peut-être en enjolivant ou en dramatisant un peu...) ses aventures à travers l'Australie (il est lui-même australien).
Pour ceux qui connaissent Gerald Durrell et Ma famille et autres animaux (Gallmeister), c'est tout à fait comparable. Cook est amené à cohabiter avec des animaux qui ont des réactions imprévisibles, hostiles en général, et même parfois très dangereuses. A moins que ce ne soient les humains qui les accompagnent qui soient pour le moins bizarres...
Avouez que pour adorer les serpents au point de s'enfermer avec eux dans leur vivarium, il faut être un peu... bizarre dirons-nous. Mais Cook ne peut quand même pas laisser son voisin ivre mort avec toutes ces bestioles ?
Et que peut-il faire quand, en voulant tirer sur un cochon sauvage qui le charge, les points de suture de sa paupière lâchent et qu'il ne voit plus rien ?
Le plus drôle étant sans doute un mémorable tour en chameau que je vous laisse découvrir.... Ou comment se faire arnaquer en plein désert ! Et découvrir que l'haleine de chameau est l'odeur la plus pestilentielle du monde....
Ces récits vous parle de la nature et des animaux avec tendresse, car Cook aime son pays et sa faune, mais ses mésaventures sont un régal. Et il dit lui-même qu'il ne les incorpore pas dans des romans car on ne le croirait pas !
Les avis tout aussi enthousiastes de Clarabel et Dominique
06:00 Publié dans Roman étranger | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : kenneth cook, australie
06 mars 2009
Opération Grand Véhicule. - Bernard Grandjean (Editions Kailash 2006)
Je termine avec ce volume la série des Betty Bloch. J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la culture tibétaine et la vie des exilés tibétains en Inde grâce à ces petits romans policiers légers, plein d'humour, mais toujours militants pour la cause tibétaine. L'auteur, Bernard Grandjean, m'a annoncé que Betty prenait une année sabbatique, mais il publie un autre roman, historique celui-là, sur le Tibet, La reine népalaise, toujours aux éditions Kailash.
Dans ce volume, Betty est chargée d'une mission, elle doit enquêter sur les derniers moines tibétains pratiquant la "chaleur" intérieure". Elle est ravie de cette occasion de retrouver ses amis tibétains, mais les moines yogi qu'elle doit rencontrer disparaissent les uns après les autres. Y a-t-il un lien avec cette équipe de tournage qui loge à son hôtel et parcourt la région ? Comme d'habitude les aventures de Betty sont plaisantes et nous font découvrir des traditions qui intéressent les Chinois pour plusieurs raisons.
06:00 Publié dans Roman policier | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : betty bloch, bernard grandjean, tibet
04 mars 2009
Gran Torino (réalisé par Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, 2009)
Le dernier Clint Eastwood est un pur bonheur, on le dit partout mais pourquoi ne pas le répéter. Celui-ci joue le rôle d'un vétéran de la Corée, solitaire, raciste, misanthrope, et par-dessus tout détestant les asiatiques. Par malheur ceux-ci ont envahi son quartier et il fait tout ce qu'il peut pour les éviter, mais comme c'est quand même un homme d'honneur, il est amené à les défendre... Sa carapace peu à peu se lézarde et il se surprend à avoir des relations plus proches avec eux qu'avec sa propre famille. Mais ne nous y trompons pas, cette embellie ne durera pas et la violence de l'Amérique d'aujourd'hui reprendra le dessus....
On retrouve les thèmes chers à Clint Eastwood, le solitaire, le justicier, mais aussi le vétéran marqué par les crimes de l'armée américaine. Seule une action d'éclat pourra lui assurer une rédemption vitale pour lui. Les rôles secondaires sont aussi très bien tenus, ses fils sont de purs américains insupportables, la jeune asiatique est craquante et le pasteur à mourir de rire. Parce que l'on rit beaucoup dans ce film, Eastwood a énormément d'humour et il sait amener son public là où il veut par les chemins qu'il a soigneusement sélectionnés. En bref un très bon film qui nous montre un Clint Eastwood impérial !
06:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : gran torino, clint eastwood
01 mars 2009
J.M.G. LE CLEZIO
Dans le cadre du Blogoclub consacré à Le Clezio, j'ai lu deux petits récits publiés en édition jeunesse. En effet mes lectures de cet auteur remontent à plusieurs années et j'avais été tellement émerveillés par ses livres que j'ai eu peur de les relire... et peut-être d'être déçue... Mon préféré est sans conteste Désert mais j'ai aussi beaucoup aimés les autres (Le procès verbal, Le chercheur d'or, ...)
Celui qui n'avait jamais vu la mer (Folio junior)
Dans ce petit récit qui ressemble un peu à un conte, un jeune garçon semble en dehors de la réalité. En classe il participe peu, n'a pas d'ami. Son seul centre d'intérêt, c'est la mer. Aussi quand il part, un jour, tout le monde sait qu'il est parti "là-bas". Et ce là-bas est bien le rêve que poursuivait depuis longtemps ce garçon. La mer devient en effet non seulement sa raison d'exister, mais aussi son double. Les relations qu'il entretient avec elle sont physiques, charnelles, presqu'amoureuses, et c'est là où le magnifique style de Le Clezio se déploie, dans des descriptions et des comparaisons à la fois poétiques et pleines de petits détails. Les vagues, les marées, le vent deviennent des parties de lui-même et cette histoire d'amour nous laisse pantois, comme lui, à la fin de la grande marée !
Lullaby (Folio junior)
Curieusement Lullaby traite du même thème que le précédent livre. Là c'est une adolescente qui, un jour, décide de ne plus aller au lycée... pour aller voir la mer. Elle va marcher, marcher, le long du sentier des contrebandiers qui longe la mer jusqu'à ce qu'elle arrive à une petite maison blanche au nom grec et qu'elle s'y pose. Chaque jour elle continuera à marcher le long de la mer en poursuivant un dialogue imaginaire avec son père qui est en Iran. Contrairement au jeune garçon de l'autre histoire, elle est encore reliée au monde et son errance s'accompagne de lettres et de pensées vers son père ou un de ses profs préférés. D'ailleurs elle reviendra dans la réalité après cette parenthèse, mais qui va bien pouvoir comprendre ce qu'elle a vécu, là, toute seule pendant tous ces jours ? Encore une fois la magnifique prose de Le Clezio donne toute la douceur possible à cette belle histoire.
01:00 Publié dans Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note | Tags : le clezio








