19 décembre 2009

Shutter Island. - Dennis Lehane ; Christian de Metter (Rivages, Casterman noir, 2008)

shutter island.jpgJ'avais lu le roman de Dennis Lehane à sa parution et avais été emballée (bien que d'habutude je n'aime pas trop le genre thriller...). Quand j'ai vu cette BD, je me suis dit que j'aimerais découvrir cette histoire autrement, avec les dessins et en connaissant la fin (très important la chute !)

Un ferry aborde l'île de Shutter Island qui abrite un hôpital psychiatrique avec deux hommes à son bord. Teddy Daniels, marshal, et son coéquipier Chuck Aule. Ils viennent enquêter sur la disparition d'une patiente alors que sa cellule était fermée. Des indices apparaissent sous la forme de papiers avec des lettres et des chiffres. Les deux hommes ont du mal à enquêter tant cette histoire parait étrange et l'entourage de la patiente mystérieux. Le lieu lui-même, sur cet île, est étrange et la tempête les empêche de repartir à terre...shutter island 2.jpg

Impossible d'en dire davantage pour ne pas déflorer l'histoire. Christian de Metter a choisi une couleur sepia pour ce récit et un dessin très réaliste pour les personnages. Seulles quelques touches de couleur apparaissent de temps en temps. L'atmosphère mystérieuse et même carrément oppressante de ce huis-clos  est très bien rendue et j'ai été de nouveau embarquée dans cette histoire, avec le plaisir supplémentaire de lire une histoire en connaissant la chute, et il faut être aussi fort que Lehane pour construire un récit qui peut être lu à deux niveaux, sans savoir et en sachant !

Cliquez pour bien voir le dessin

17 décembre 2009

C'était la guerre des tranchées. - Jacques Tardi (Casterman, 1993)

c'etait la guerre des tranchees 2.jpgSuite aux conseils de mes camarades blogueurs, j'ai emprunté C'était la guerre des tranchées et l'ai lu dans la foulée après Putain de guerre.

Le sujet est le même et le fonds de la réflexion aussi. Ou comment des millions d'hommes ont été massacrés dans cette boucherie qu'a été la première guerre. Mais autant Putain de guerre mettait l'accent sur le déroulement historique (normal, le scenario est de Jean-Pierre Verney, historien), autant le premier montre des individus pris dans cette tourment sans lien évident avec les grandes opérations stratégiques des états-majors. Il n'y a pas vraiment de héros, juste des hommes, face à l'hor­reur. Sur plus d'une cen­taine de pages, on dé­couvre la vie quo­ti­dienne, les an­goisses et l'his­toire de quelques poi­lus : les gra­dés qui utilisent leurs hommes comme de la chair à canon, la boue, les poux, le fracas des obus, les exé­cu­tions mas­sives et les ju­ge­ments ar­bi­traires, le mas­sacre des po­pu­la­tions ci­viles, la « dé­por­ta­tion » des hommes des co­lo­nies noires et asia­tiques vers le front...

C'était la guerre des tran­chées est une oeuvre ex­trê­me­ment do­cu­men­tée. Pour écrire ce récit qui est un hommage à son grand-père mort pendant cette guerre, Tardi a lu et vi­sion­né les grandes oeuvres lit­té­raires et ci­né­ma­to­gra­phiques sur le sujet et fait des re­cherches sur les guerre des tranchees.jpglieux, ar­me­ments, uni­formes, cor­res­pon­dances. Cela donne une oeuvre quasi do­cu­men­taire, qui nous plonge avec un réa­lisme fou dans les tour­ments de 14-18.

Le dessin au noir et blanc (contrairement à Putain de guerre qui est en couleurs), dans la lignée des Nestor Burma, mais plus sombre, contribue à établir le climat de cette BD.

C'est réellement un ouvrage très fort qui prend aux tripes et met l'accent sur le gâchis de millions de vies qu'a été cette guerre. Et en effet je dirais qu'il m'a plus émue que Putain de guerre qui est "mieux dessiné", plus "léché". mais les deux ouvrages sont à découvrir !

Cliquez sur les images pour bien voir le dessin de Tardi (oui je sais, Ys, que tu n'aimes pas... ;-)... )

Ys m'indique que Tardi et Verney étaient les invités de l'émission "Tout arrive" le 16 décembre. A écouter ici.

Et tiens ça me donne envie de lire Le cri du peuple !

 

11 décembre 2009

Putain de guerre. - Tardi, Verney (Casterman)

putain de guerre 1.jpgPutain de guerre : 1914-1915-1916 (Casterman, 2008)

C'est le début de la guerre, le départ la fleur au fusil. Mais très rapidement ça déchante. D'ailleurs le narrateur n'est pas dupe, il dénonce les ordres arbitraires, les planqués de l'arrière, l'incompétence des chefs, les exécutions expéditives. Bientôt c'est vraiment l'horreur, la boucherie dans les tranchées et, pendant les sorties, le tir au pigeon.

On a déjà beaucoup lu sur le sujet, mais là Tardi nous met des traits et des couleurs qui marquent. Ou plutôt des absences de couleurs puisque peu à peu les couleurs s'estompent pour devenir un gris-marron terne. Les bleus des uniformes et les rouges des pantalons s'effacent et ne restent que les rouges des blessures. La narration en trois cadres permet des vues panoramiques aussi bien sur les paysages  que dans les tranchées.

 

putain de guerre 2.jpgPutain de guerre : 1917-1918-1919 (Casterman, 2009)

 La deuxième partie est de la même veine. Les combats s'intensifient, l'usage des gaz se banalise, l'horreur augmente encore si cela était possibel. Et la voix du narrateur est remplacée par celles d'inconnus, soldats, français ou allemands, femmes en usine, veuves, infirmières, gamins,.., tous ceux qui sont aussi touchés par cette guerre qui marquera leur vie...

Après chaque volume, un dossier historique fait par J.P. Verney appporte des détails et approfondit le sujet. 

J'ai beaucoup apprécié ces deux volumes d'abord parce que j'aime beaucoup le dessin de Tardi et ensuite parce que ça complète bien les trois livres de Thierry Bourcy que j'ai lus récemment sur ce sujet. Laurent précise que Tardi ne se renouvelle pas tellement sur ce sujet depuis C'était la guerre des tranchées, aussi je l'ai emprunté à la bib (un billet dans quelques jours...)

L'avis de Laurent sur le Tome 1

04 décembre 2009

Medz Yeghern. - Paolo Cossi (Dargaud, 2009)

medzyeghern.jpgEntre 1915 et 1916, un million cinq cents mille Arméniens furent massacrés par le gouvernement et l'armée de l'Empire Ottoman. Les Arméniens, de religion chrétienne, étaient présents sur ce territoire depuis plusieurs siècles. Les conflits avec les Ottomans furent nombreux, mais rien d'aussi important que ce qui se passa au début du 20è siècle. L'élimination des Arméniens fut programmée : au début, l'armée et l'administration furent débarrassées des éléments arméniens, puis les hommes furent déportés, et enfin le reste de la population fut capturée et envoyée dans des camps.

Ces événements sont évoqués par Paolo Cossi par le biais de trois personnages. Un Allemand qui, au risque de sa vie, prit le risque de désobéir à sa hiérarchie et de prendre en photos ces massacres. Mehmet Talaat Pacha qui fut ministre de l'Intérieur de 1913 à 1917, puis fut assassiné. Et un jeune Arménien qui, blessé à mort, fut sauvé par un jeune Turc.

Le dessin noir et blanc de Paolo Cossi, faussement naïf, donne vie à ces personnages grâce à des visages très expressifs. L'histoire, vue à travers eux, parait à la fois dérisoire et tragique. J'ai bien aimé le récit très expressif de cette tragédie.

01 octobre 2009

Couleur de peau : miel (T.1 et T.2). - Jung (Quadrants, 2007-2008)

couleur de peau miel 1.jpgHasard des lectures (et des disponiblités à la bib), je lis cette BD que je guettais depuis longtemps juste après le livre d'A.M. Homes. Or les deux sont sur le même thème : enfants adoptés, ils reviennent sur ce sujet. A.M. Homes décrit la rencontre avec ses parents biologiques alors qu'elle est adulte et attendra plusieurs années avant d'en parler. Jung en fait une bande dessinée à plus de quarante ans.

Jung est né en Corée en 1965. Enfant des rues, il est recueilli dans un orphelinat puis adopté par une famille belge. Entouré de quatre frères et soeurs belges, puis d'une petite soeur coréenne adoptée, il vivra l'enfance d'un enfant de son âge.... quoique pas tout à fait. Sa mère n'est pas quelqu'un de tendre et il est à la recherche d'affection, les enfants de son âge le traitent parfois de chinois, ses rêves sont peuplés d'images lointaines,... Adolescent, en plus des émois de cet âge, il hésite entre amour, amitiés, copine, asiatique, pas asiatique. Il s'est découvert un don pour le dessin et c'est par là qu'il réussira à s'exprimer; Pourtant il gardera longtemps ce traumatisme de l'abandon et à la fois le désir et la peur de l'attachement.

CouleurDePeauMiel2_.jpgVoilà une bande dessinée magnifique, tout en noir et blanc, avec un dessin tourmenté et pourtant tendre quand il le faut. Les tourments de cet enfant et de cet adolescent nous touchent énormément par ses faiblesses, ses angoisses, son humour aussi. Quelques notes en fin d'ouvrage donnent des renseignements sur l'auteur et sur sa quête d'enfant adopté. Non il ne recherchera pas sa famille biologique. Oui il est passionné par l'Asie et il ira en Corée. Et oui il a fini par épouser.... une Coréenne adoptée !

Les avis tout aussi enthousiastes de Joëlle et de Passion de lire

05 novembre 2008

Tout seul - Chabouté (Vents d'Ouest), 2008)

9782749304298.gifComme d'habitude j'ai été tentée par le billet de Laurent sur cette BD (c'est mon conseiller officiel en BD) et, comme d'habitude, je n'ai pas été déçue, j'ai même été enthousiasmée !

Imaginez un dessin noir et blanc qui vous présente la mer, les mouettes, puis un phare perdu au milieu de l'océan. Une fois par semaine pourtant un bateau s'arrête et dépose une caisse avec des provisions. Le nouveau marin s'étonne, demande au patron qui est dans ce phare.... Oh, quelqu'un qui est là depuis des années. Mais que fait-il de ses journées ? ... C'est une question que je ne me suis jamais posé... Mais lui va se la poser et nous aussi.... Et Chabouté va nous donner à voir, presque sans parole, l'intérieur de ce phare et même l'intérieur d'une solitude....

Je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer l'histoire (et puis la dernière fois que j'avais fait un billet sur Landru, Chabouté lui-même m'avait mis un commentaire en remarquant que j'en avais trop dit...). Mais surtout lisez cette histoire magnifique que vous dévorerez d'abord pour connaître la suite, que vous reprendrez ensuite pour admirer en détail les dessins. Ou comment on peut dire beaucoup de choses sur la solitude, le pouvoir de l'imagination, l'importance de l'autre,... , tout cela par des dessins et quelques phrases... A lire absolument !

L'avis tout aussi enthousiaste de Laurent

 

25 mars 2008

Fun Home . - Alison Bechdel (Denoël Graphic, 2006)

2a79f71ec28a188d5c7d8704f31ba050.jpgDans cette bande dessinée, de la famille des "romans graphiques", l'auteur, Alison Bechdel, retrace de manière non-chronologique son enfance et sa jeunesse. Nous sommes aux Etats-Unis pendant les années Nixon. Sa famille : une mère aimant le théâtre. Deux frères. Mais surtout un père prof de français et directeur d'un salon funéraire, le "Fun Home" (Funeral Home), passionné d'art et de décoration, passant tout son temps dans la restauration de leur maison du XIXè. Et surtout un père, elle le découvre quand elle est adolescente, qui a régulièrement des relations homosexuelles avec des jeunes hommes. Alison commence à tenir son journal quand elle a dix ans, des textes mais aussi du dessin qui va devenir son mode d'expression privilégié. Elle écrita tout sur ce journal sauf ce qu'elle a du mal à s'avouer elle-même, et encore plus à ses parents : elle est homosexuelle !

Ce récit est donc l'exploration de cet itinéraire très personnel qu'elle illustre d'un joli dessin noir et blanc. La relation compliquée entre elle et son père est certainement ce que je retiendrai de ce livre. Un père tyrannique, pas du tout proche de ses enfants. Mais en même temps un amoureux de la littérature avec lequel elle échangera beaucoup en étant étudiante. Et ce secret de famille qu'est l'homosexualité de son père, puis sa mort (accident ? suicide ?) dont elle se sentira longtemps coupable.


La distance qu'elle instaure dans son récit est une qualité, elle a aussi un revers, celui de retenir un peu l'émotion. Toutefois je retiendrai la force de ce récit, le talent de cette dessinatrice et la qualité de son écriture.


Les avis, proches du mien, de Laurent et InColdBlog

 

25 janvier 2008

Histoire couleur terre, t.1, 2, 3 . - Kim Dong Hwa (Castermann, 2007)

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Cette bande dessinée a déjà été présenté sur les blogs. C'est le récit simple et attachant des émois amoureux de deux femmes vivant dans un village rural de la Corée profonde. La pré-adolescence de la jeune tout d'abord avec les prémices des premiers émois sentimentaux. L'adolescence ensuite avec les premières rencontres amoureuses et la découverte de la sexualité; Et enfin la vie de jeune femme et la rencontre avec le futur mari. Ce qui est très beau c'est , parallèlement à cette histoire, la vie de femme de la mère qui est veuve et qui ne cache pas à sa fille les difficultés de sa solitude.

Les dessins sont magnifiques et l'histoire, toute de subtilité, de fraîcheur et de douceur, ne cache pas non plus la trivialité de la vie quotidienne et le concret de la vie sexuelle. Vraiment un très beau manhwa (BD coréenne) de cet auteur dont j'avais déjà apprécié La bicyclette rouge !

Le billet beaucoup plus prolixe de Michel 

11 décembre 2007

Quatre BD de Frederic Boilet

La lecture de Fraise et Chocolat (T2) d'Aurelia Aurita m'avait donné l'envie de découvrir l'univers de son compagnon, Frederic Boilet.

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Dessinateur, il se lie très tôt avec Benoit Peeters avec lequel il fera plusieurs albums. Passant sa vie moitié en France, moitié au Japon, il dirige aussi la collection Sakka chez Casterman. Son oeuvre est intimement liée à sa vie personnelle, même si ce n'est pas complètement autobiographique. Il réinvente en quelque sorte le quotidien en utilisant peu à peu la photo pour compléter le dessin. A la fois romantiques et érotiques, ses albums forment un pont entre les bandes dessinées européennes et japonaises.

Cet univers m'a séduite à la fois par ses thèmes (le Japon, l'itinéraire d'un homme, les dessins joliment érotiques) et par la fantaisie de ses mises en page.

 

Les trois albums suivants ont été faits en collaboration avec Benoit Peeters

 

d8ca9ba3d0d81f96e04c347f4477f7cf.gif36.15 Alexia (Les Humanoides associés, 1997 ; Ego comme X, 2004)

Cet album traite d'un sujet qui était dans le vent en 1997, les rencontres par Minitel, mais qui n'avait sans doute jamais été traité en BD. Le sujet en est bien sûr les amours contrariés du héros (thème récurrent chez Boilet...) qui tombe fou amoureux d'une fille qu'il ne connait que par le Minitel. Après quelques rendez-vous manqués, il la rencontre, mais ce n'est pas si simple...Les dessins érotiques en noir et blanc alternent avec les planches en couleur de l'histoire et les reproductions d'écran Minitel. Et si la vie était un roman...

 

 

 

a91dbadcfe21d2b1bdb69cd28661026b.gifTokyo est mon jardin (Casterman, 1997)

Dans cet album, c'est clairement la vie d'un Français à Tokyo et son adaptation à la ville. Il est là pour trouver des marchés à un fabricant de cognac français, est tombé amoureux à la fois du pays, de la ville, et bien sûr d'une fille... et ne souhaite pas partir, bien qu'il n'ai pas vendu une seule caisse de cognac...Tout en noir et blanc et assez classique, je crois que cet album est mon préféré, peut-être parce qu'on y reconnait un peu de l'inspiration de Taniguchi qui a participé au dessin.

 

 

 

5fbf1058a71b27b8cd9952539938d780.gifDemi-tour (Depuis, Aire libre, 1997)

Cet album est le récit d'une rencontre qui a lieu à la gare de Dijon le dimanche 7 mai 1995 (élection présidentielle). A cet endroit vont se croiser deux destiins. Ce sera d'abord de manière parrallèle, comme le montrent les cases où les deux histoires se déroulent en même temps en face à face. Puis ensemble. Une histoire d'amour bien sûr où le narrateur va jouer malgré lui le rôle du destin mais à son désavantage...

 

 

 

44993076faed941409cff8f5112bd079.gifL'épinard de Yukiko (Ego comme X, 2001)

Encore une histoire d'amour mais bien au Japon cette fois entre le narrateur et une jolie jeune fille qui n'est pas libre mais est quand même amoureuse de lui; Jusqu'à quand ? Personne ne le sait, même pas elle.... L'intérêt vient surtout de la technique qui même dessin et photo, ce qui m'a donnée une jolie impresion de réalisme mais teinté de poésie...
L'avis de Laurent sur cette BD.

 

 

04 décembre 2007

Chroniques birmanes . - Guy Delisle (Shampooing, 2007)

2c5eb95bd151ff73dc48356faa5eab66.gifAprès Pyongyang et Shenzhen qui racontaient ses séjours de quelques mois en Corée du Nord et en Chine, Guy Delisle a fait cet album sur son séjour d'un an en Birmanie.

La femme du dessinateur doit partir travailler pour Médecins Sans Frontières à Rangoun, son mari l'accompagne avec leur fils de quelques mois. L'installation est diffficile pour Guy Delisle, il faut habiter chez des membres de MSF, supporter la chaleur, jouer les hommes au foyer. Il n'y a pas grand-chose à acheter dans les magasins d'alimentation, les liaisons Internet sont aléatoires, les coupures d'électricté fréquentes (ah... la clim...), les missions MSF difficiles à mettre en place, et le régime ne laisse passer aucun journal ou magazine sans en censurer la moitié !

Mais Guy Delisle ne perd pas son humour, et c'est sous la forme de petites histoires de quelques pages que son dessin malicieux en noir et blanc va nous présenter la Birmanie sous un jour souvent sombre mais quand même avec de bons côtés ! Les moines n'ont pas encore subi la répression que l'on a connue cette année, les expatriés et les autochtones sont sympathiques et on en sait un peu plus sur ce pays à la fin du volume ! On peut peut-être lui reprocher sa façon de voir un peu "exotique" sur les pays qu'il présente par rapport à quelqu'un comme Emmanuel Guibert par exemple qui va plus en profondeur  dans la connaissance d'un pays dans un contexte similaire (mission MSF en Afghanistan dans "Le photographe"). Mais ne boudons pas notre plaisir, les récits de Guy Delisle font partie des "romans graphiques" à lire, notamment par ceux qui ne lisent pas de BD ;-)


L'avis de Tamara

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