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  • Cent jours avec Antoine et Toine . - Marcus Malte (Seuil Jeunesse, 2000)

    177772fe4157df2b45e13589986d1bc2.gifEdité dans une collection pour (grands) adolescents, ce livre peut tout à fait être lu par des adultes. Le ton bien particulier de Marcus Malte, ironique, poétique et énigmatique est très original.

    Antoine, un employé de Mairie aux habitudes bien ancrées et à la vie morne, sauve de la noyade Toine, un jeune garçon qui va rester cent jours avec lui. Avec lui il va redécouvrir la vie et ses plaisirs. Il va aussi ressentir pour la première fois des émotions aussi fortes que dans son enfance. En retrouvant la maison de ses grands-parents, il va réaliser tout ce qu'il n'a pas osé accomplir dans sa vie...

    Antoine et Toine : un dédoublement qui nous interroge sur le sens de la vie et sur les priorités que l'on se donne. Un conte entre le fantastique et la poésie qui m'a bien plu même si j'ai ressenti quelques longueurs. En tout cas c'est le deuxième Marcus Malte que je lis et j'aime le ton de cet auteur qui sait se renouveler dans des livres inclassables, entre "roman de société" et "polar noir".

    L'extrait d'une interview de Marcus Malte : "Cent jours avec Antoine et Toine" est un des premiers romans que j’ai écrits (le deuxième pour être précis), et ce une bonne dizaine d’années avant sa publication. Soit bien avant les premiers polars sortis chez Fleuve Noir. Et jamais il ne me serait venu à l’idée de le proposer pour une collection jeunesse  ! Cela ne s’est fait, plus tard, que par un concours de circonstances. Je suis d’ailleurs très heureux que certains éditeurs aient encore le courage de présenter des textes comme celui-ci à un jeune public ; c’est une belle marque d’estime et de confiance envers ces lecteurs.
    Mais le principe d’écriture était déjà le même à l’époque : partir sans savoir du tout où on va, sans rien s’interdire ni s’imposer dans la forme comme dans le fond. Le seul but étant de créer quelque chose de "beau" - au sens large du terme. Quelque chose qui touche au coeur."

  • Polar noir et rencontre avec Marcus Malte

    b2776f1d0a863cdb1a08f7b045855c78.jpgTout spécialement pour Laure qui est tombée amoureuse de Marcus Malte des éditions Zulma, quelques mots sur la journée professionnelle sur le Polar noir à l’occasion du festival « Polar dans la ville » de St Quentin en Yvelines.

    L’exposé sur le polar noir a été fait par Hubert Artus, spécialiste du sujet, qui est très agréable à écouter et très vivant. Rappel des grands auteurs qui ont créé le genre. Chandler et Hammett, dans les années 30, qui se sont ainsi fait les porte-paroles d’une Amérique en crise  et sans héros pour la sauver. Puis Burnett, Cain, Cheyney, Chase, McCoy, et, encore après, Himes, Thompson et Goodis.

    En France c’est Marcel Duhamel (et Boris Vian) qui les traduire et les diffusera à partir de 1945 en créant la Série Noire.

    Il faudra attendre 1968 et ses événements pour voir naître l’équivalent en France avec Manchette surtout, et ensuite Fajardie et Vautrin. Puis la génération des Pouy, Daeninckx, Pennac, Villard, Vilar, Raynal, Jonquet, Benacquista, Bialot. Raynal qui dirigera la Série Noire à partir de 1991 contribuera à diffuser tous ces auteurs. L’arrivée d’Ellroy et aussi la multiplication des problèmes sociaux en France relancera le genre polar et contribuera à son développement avec des auteurs comme Izzo, Dantec, Manotti, Oppel, Malte, Tabachnik et bien sûr Fred Vargas.

    Aujourd’hui les auteurs sont souvent, comme le dit Artus , « muti-prises », dépassant le strict genre du polar pour aller vers le roman réaliste, la SF , le roman social ou même le fantastique.

    Marcus Malte qui arrivait a été ravi de se voir traité de « multi-prises » ;-)b5cd2d6fa46c7bce19e4d847fe0c7ddd.jpg

    En vrac : c’est un hasard s’il a été catalogué « écrivain de polars ». D’ailleurs selon ses livres, il n’est pas forcément classé en polar en bibliothèque ou en librairie. Mais son style répond souvent aux codes du polar : une économie de moyen pour son style, l’histoire de gens du commun qui sont dans des situations inhabituelles, parfois un peu de fantastique.

    Avant de trouver une idée, il lui faut « trouver la phrase qui tue » (je cite !). Ce qui l’intéresse c’est se servir des mots pour faire passer des émotions. Comment on raconte l’histoire est plus important ce que l’on raconte. Mieux vaut bien décrire en une phrase plutôt qu’en trois pages ! Une phrase qui sonne bien c’est comme un accord de musique qui émeut, c’est inexplicable objectivement ! Mais avoir des idées en plus c’est bien !!!

    Il a été projectionniste et, plus que les images elles-mêmes, c’est le montage, le rythme du cinéma qui l’a peut-être influencé. Il faut trouver le bon rythme, savoir où s’arrêter, où reprendre.

    Il avait eu le prix « Polar dans la ville » en 2004 pour « La part des chiens » . Cette année il était l’invité d’honneur mais n’a pas eu le prix avec « Garden of love » qui a par ailleurs été couvert de prix ! Dans le public on lui a demandé pourquoi il avait conservé une structure aussi complexe dans ce roman, au risque de perdre un peu le lecteur dans ce labyrinthe, et même de la décourager. Pour lui ça ne pouvait pas être autrement, ça va avec l’intrigue !

    Voilà le compte-rendu rapide d’une journée intéressante ; Qui a dit que c’était sympa d’être bibliothécaire ? Bah oui, c’est sympa ! (surtout quand c’est pas moi qui organise, c’est reposant !)

  • Mon frère est parti ce matin . - Marcus Malte (Zulma, 2003)

    b23b7c46c3604827f5b4bfb465aa7f5a.jpgJe vais bientôt assister à une journée sur le "polar noir français contemporain" avec comme invité Marcus Malte, aussi je vais essayer de lire quelques livres de lui. Voici le premier.

    Le héros est un personnage qui, un jour, décide de s'enfermer chez lui et de ne plus en sortir. Il habite une maison dans un petit village. Il demande à un voisin de lui apporter chaque jour à manger et le journal local dans lequel il découpe les faits divers et les colle sur les murs. Tout le village s'étonne mais il tient bon. Jusqu'au jour où un journal national fait un article sur cet "ermite" et où il devient le porte-parole des "anti-socité de consommation" et aussi le point de mire des curieux. Les visiteurs défilent devant sa maison, le village devient célèbre...

    Ce petit roman, presque une nouvelle, est à mon avis une fable sur la vie et le sens qu'on lui donne. A chacun son sens ou à chacun son absurdité. Ou comment on peut donner une image de la société actuelle à travers une petite histoire comme celle-ci. Sûr que je vais en lire d'autres, des livres de Marcus Malte, il fait partie de la famille que j'aime, celle des Pouy, Daeninckx et Cie !

     

  • Masse Critique : une critique / un livre

     

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    Après Elfe (à laquelle je pique son texte), je relance également l'information

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