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  • SWAP RECU !!!

    medium_9782742706945.jpgMerci mille fois à Alice qui m'a gentiment envoyé deux livres de Nancy Huston dans le cadre du SWAP de Flo . Allez savoir pourquoi, mais je n'ai jamais lu de livre de Nancy Huston alors que je n'en entends que du bien partout !!!! Je vais donc commencer par "La virevolte".

    Et j'ai aussi reçu plein de marque-pages. ( Comment sait-elle que j'en fais collection ????? )

    Et un mini-livre-post-it (vous voyez ce que je veux dire ?medium_9782844203380.gif)

    Et merci à Alice d'avoir envoyé son paquet aussi rapidement. (heu.... moi je réfléchis mais je n'ai encore rien acheté...)

     

    Et merci à Flo pour son organisation

     

  • Les naufragés du Batavia, suivi de Prosper . - Simon Leys (Points Seuil, 2005)

    medium_9782020654357.jpgEn 1629, au large de l'Australie, un navire hollandais fait naufrage. Trois cents rescapés se massent sur les îlots avoisinants. Mais alors que le capitaine part chercher du secours, les deux tiers des survivants sont massacrés par un membre de l'équipage devenu fou ! Cette tragédie a marqué les esprits et de nombreux ouvrages y ont été consacrés. Simon Leys, mieux connu pour ses essais sur la Chine, voulait depuis longtemps écrire un livre sur le sujet. Ce ne sera finalement que ce petit récit qui retrace cette incroyable histoire et donne envie, c'est l'auteur qui le confirme, d'en lire davantage sur le sujet.

    Le second récit, Prosper, est aussi très intéressant et surtout très bien écrit. Simon Leys a accompagné un voilier thônier breton pour une campagne de pêche. C'était en 1958, les bateaux n'avaient pas encore les équipements modernes que l'on connaît, et c'était vraiment l'aventure de partir ainsi plusieurs semaines à la pêche au thon. Leys décrit très bien le monde de la pêche en mer, les hommes, le navire, les tempêtes, la vie à bord telle qu'on l'a vue dans de nombreux films.....

    En général j'aime bien les récits maritimes sauf s'ils utilisent un vocabulaire trop spécialisé (la série des Patrick O'Brian est trop indigeste pour moi) . Leys n'étant pas marin de métier, même s'il connaît bien le sujet, il décrit ce monde de manière très vivante et précise sans nous assommer de mots inconnus (enfin.. quelques uns quand même pour moi..) et j'ai passé un bon moment à lire ses deux petits récits.

  • Histoire de ma vie. - Lao She (Folio, 2005)

    medium_9782070422081.gifTiré du gros recueil Gens de Pékin, ce petit récit retrace la vie d'un vieux Chinois. Il revient sur son enfance, au début du siècle, à Pékin. Bien que plutôt doué à l'école, il est rapidement mis en apprentissage chez un "colleur de papier". Mais bientôt les rites qui nécessitaient des "collages de papier" (figurines  en papier reproduisant des objets ou des personnages de la vie réelle, et utilisées pour les noces et les funérailles) tombent en désuétude et il doit choisir un autre métier. Sans diplôme, sans relation, il n'y a qu'une possibilité : agent de police ! Il y restera presque jusqu'à la fin de sa vie, bien que ce travail soit mal payé, mal considéré et surtout empreint de ridicule au yeux de l'auteur. Son récit est plein d'anecdotes ridiculisant ou montrant l'inutilité de la police telle qu'elle était alors conçue. Sans autorité, sans moyens, les policiers ne peuvent rien faire et ne sont intéressés que par la conservation de leur poste et de leur maigre solde !

    Pris tout seul, ce récit nous laisse un peu sur notre faim mais il donne envie de lire le gros Gens de Pékin et surtout le célèbre Quatre générations sous un même toit qui est la grande fresque historique qui a rendu célèbre son auteur.

    Allie vient de faire un post sur un autre roman du même auteur, La cage entrebaillée, qui tourne aussi en ridicule les moeurs de l'époque.

  • Funérailles célestes . - Xinran (Philippe Picquier, 2005)

    medium_9782877307529.jpgJ'avais lu une très bonne critique de Flo sur ce livre et je dois dire que pour moi aussi ça a été une belle découverte. Il faut dire que j'aime beaucoup les récits de voyage et que ce récit est entre le roman et le récit de voyage.

    L'auteur, Xinran, était journaliste en Chine (elle habite maintenant en Angleterre) et en 1994 dans le cadre de son émission sur les femmes chinoises, on lui indique la présence d'une femme chinoise habillée en tibétaine dans une ville voisine. Elle va la voir, l'interroge, et ce qu'elle lui raconte dépasse tout ce qu'elle avait entendu jusque là !

    En 1956 Wen est étudiante en médecine. Elle épouse Kejun, médecin, qui s'engage dans l'armée chinoise et est envoyé au Tibet. Peu après Wen apprend la mort de son mari, sans précisions sur les circonstances de cette mort. Bouleversée, elle décide de s'engager elle aussi et part au Tibet pour essayer de comprendre si son mari est bien mort, et si oui, comment. Mais les combats sont violents entre tibétains et chinois et elle est rapidement au milieu des combats. A l'occasion de l'un deux, elle sauve une femme tibétaine qui a appris le chinois et leur servira de guide et d'interprète. Mais de nouveau les combats les atteignent et toutes deux sont blessées et recueillies par une famille de nomades qui les soignent et les gardent avec eux. Wen met des mois avant de réaliser qu'elle ne peut rien faire seule et qu'elle doit rester avec cette famillee dont le mode de vie est à des années lumière de sa vie de chinoise. Les saisons passent, les années passent. Sa compagne tibétaine ayant aussi disparue, elle part à sa recherche sans jamais oublier son mari. Ce sera l'occasion pour elle de marcher pendant des mois et même des années dans les montagnes sacrées du Tibet et de vivre au coeur des croyances tibétaines.

    Comme Flo, j'ai vécu à l'heure tibétaine pendant toute la lecture de ce livre. Ce n'est pas tant l'exotisme qui m'a intéressée (encore que les us et coutumes des Tibétains sont intéressants à méditer ...)  que la découverte puis la cohabitation avec la spiritualité tibétaine qui font de ce récit une magnifique leçon de tolérance et d'humanisme. La postface douche un peu notre enthousiasme en expliquant qu'il y a des approximations, des incohérences et des a-priori. Sans nier que Xinran a certainement un peu brodé sur le récit de Wun (elle a mis dix ans à l'écrire, ce livre), il n'en reste pas moins que c'est une histoire hors du commun à laquelle on ne peut pas rester indifférent.

    L'avis de Flo, de Bill et de In Folio (et bientôt ceux d'Allie et d'Hervé)