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  • There will be blood (de Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day Lewis et Paul Dano), 2007

    4cdc422b8c39ca045c9c33894d12cf9a.jpgLes Etats-Unis au début du XXè siècle. Daniel Plainview, chercheur d'or, trouve par hasard un gisement de pétrole et alors commence l'irrésistible ascension de ce "pétrolier" comme il se nomme qui va, par tous les moyens, racheter des terres et développer l'extraction du pétrole. Dans cette région perdue, le pétrole sera une manne pour tous mais un prêtre/prédicateur mettra en garde les habitants et aussi Daniel contre les dérives possibles. Et en effet les conflits éclatent, la communauté se désolidarise. Seul avec son fils, Daniel va tout à tour séduire, convaincre, mais aussi tromper et haïr.

     

    Le résumé seul ne suffit pas à exprimer l'extraordinaire fresque que P.T. Enderson a réussi à bd540350a17f51ac75fb64e7c8d44009.jpgcréer. Après un début fascinant, presque sans une parole pendant une vingtaine de minutes, peu à peu les personnages crèvent l'écran et prennent vie sous nos yeux. La première comparaison qui m'est venue à l'esprit est "Les raisins de la colère". A cause du sujet bien sûr, une ruée, vers l'or noir cette fois. A cause de Daniel Day Lewis, fabuleux, qui a par moment des airs d'Henri Fonda. Et surtout par le parralèle entre l'aventure collective et le destin individuel qui est magnifiquement traité. De plus, les dérives du capitalisme et de la religion en ce début de siècle ont des airs bien contemporains et même universels ! Bref pour moi c'est un chef d'oeuvre !


    L'avis tout aussi enthousiaste de BMR-MAM

  • Fun Home . - Alison Bechdel (Denoël Graphic, 2006)

    2a79f71ec28a188d5c7d8704f31ba050.jpgDans cette bande dessinée, de la famille des "romans graphiques", l'auteur, Alison Bechdel, retrace de manière non-chronologique son enfance et sa jeunesse. Nous sommes aux Etats-Unis pendant les années Nixon. Sa famille : une mère aimant le théâtre. Deux frères. Mais surtout un père prof de français et directeur d'un salon funéraire, le "Fun Home" (Funeral Home), passionné d'art et de décoration, passant tout son temps dans la restauration de leur maison du XIXè. Et surtout un père, elle le découvre quand elle est adolescente, qui a régulièrement des relations homosexuelles avec des jeunes hommes. Alison commence à tenir son journal quand elle a dix ans, des textes mais aussi du dessin qui va devenir son mode d'expression privilégié. Elle écrita tout sur ce journal sauf ce qu'elle a du mal à s'avouer elle-même, et encore plus à ses parents : elle est homosexuelle !

    Ce récit est donc l'exploration de cet itinéraire très personnel qu'elle illustre d'un joli dessin noir et blanc. La relation compliquée entre elle et son père est certainement ce que je retiendrai de ce livre. Un père tyrannique, pas du tout proche de ses enfants. Mais en même temps un amoureux de la littérature avec lequel elle échangera beaucoup en étant étudiante. Et ce secret de famille qu'est l'homosexualité de son père, puis sa mort (accident ? suicide ?) dont elle se sentira longtemps coupable.


    La distance qu'elle instaure dans son récit est une qualité, elle a aussi un revers, celui de retenir un peu l'émotion. Toutefois je retiendrai la force de ce récit, le talent de cette dessinatrice et la qualité de son écriture.


    Les avis, proches du mien, de Laurent et InColdBlog