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  • Le canapé rouge . - Michèle Lesbre (Sabine Wespieser, 2007)

    Je poursuis mes lectures de la rentrée dans la perspective de la présentation que nous faisons, fin octobre, de la rentrée littéraire. Vous devriez aussi voir fleurir des critiques chez Laurent car il fait aussi partie du "staff" (hein Laurent, tu n'oublies pas ? )

    b924590eb38028713e8fe7a28cf168fa.jpgSans nouvelles de Gyl parti en Russie et qu'elle a autrefois aimé, Anne décide de le rejoindre en prenant le Transsibérien. Ce long voyage est l'occasion pour elle de mettre en ordre ses souvenirs, de faire revivre les bons moments, de rencontrer quelques personnages attachants. C'est aussi l'occasion de se rendre compte de la place qu'a prise sa voisine, Clémence, une vieille dame pleine de fantaisie qui l'attend chaque jour sur son canapé rouge pour qu'elle lui fasse la lecture....

    Le ton est résolument mélancolique, empreint d'une tendresse pudique. Un charme nostalgique se dégage des silhouettes fugitives que la narratrice nous évoque.

    Je dois dire que je n'ai pas complètement adhéré à ce charme, mais je pense que c'est vraiment une question de moment et ce livre trouvera certainement son public grâce au bouche à oreille et peut-être aux blogs...

    L'avis de Fluctuat

     

  • A l'abri de rien . - Olivier Adam (L'Olivier, 2007)

    7937a96243441ddbc80d3eb87d7137cd.jpgDans une ville côtière face à l'Angleterre, les réfugiés Kosovars, Kurdes, Ethiopiens,... errent dans l'attente d'un hypothétique passage. Après la fermeture du camp de Sangatte, ils n'ont plus aucun abri et leur misère apparait au grand jour, sauf que personne ne les regarde !  Même Marie qui habite là depuis toujours ne les a jamais regardés, sauf ce jour où l'un d'eux l'aide à changer la roue de sa voiture. Est-ce pour cela qu'elle s'arrête devant cette tente et, presque sans le vouloir, commence à aider, à faire de "l'humanitaire" ? Mais Marie est très fragile, dépressive, elle a du mal à assumer son quotidien et celui de son mari et de ses enfants. Qu'est-ce qui la pousse tout à coup à sacrifier les siens pour se mettre à sauver les autres ?

    Olivier Adam a du talent et il en faut pour traiter ce sujet délicat. Je trouve très intéressantes et très émouvantes ces pages sur ces réfugiés qui n'ont pratiquement aucune chance d'avoir une vie meilleure. On est pris par l'histoire et on s'attache aux personnages. J'ai en revanche quelques réserves sur l'ambiance lourde et poisseuse et le destin dramatique de Marie. L'enfance pas drôle, la soeur morte, le chômage, le dépression, ... Peut-être Olivier Adam en fait-il un peu trop...

    En résumé un bon livre bien sûr avec une écriture percutante mais pas le meilleur d'Olivier Adam à mon avis (je sens que je vais me faire lyncher par les afficionados...)

    L'avis de Clarabel, toujours inconditionnelle, du Blog des Livres, plus nuancé