Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Deux nouveaux blogueurs sont nés !

    Qui disait il y a quelque temps que la blogosphère littéraire était essentiellement féminine ? Je comptais déjà cinq hommes dans mes blogs favoris, et en voilà deux nouveaux !

    Laurent, avec A l'ombre du cerisier , va nous proposer plein d'idées de lecture. C'est un dévoreur de littérature américaine mais aussi française. Il m'a confié avoir lu 14 livres de la rentrée littéraire ! On attend avec impatience ses critiques !

    medium_images.9.jpg

    Renaud, lui,  est plutôt tourné vers la littérature jeunesse.  Avec son blog Kidélire  qui était un peu endormi (le blog, pas Renaud) mais qu'il vient de réactiver, il nous propose plein d'idées de romans pour la jeunesse mais aussi pas mal de livres pour adultes. Je crois qu'il a un faible pour les auteurs qui écrivent pour les deux publics... par exemple aux éditions de l'Olivier (le directeur de l'Olivier et la directrice de l'Ecole des Loisirs étant mari et femme, ça crée des passerelles...)

    Je leur souhaite longue vie dans la blogosphère littéraire. Et vive la littérature :-)))

  • Disparaître. - Olivier et Patrick Poivre d'Arvor (Gallimard, 2006)

    medium_9782070779666.gifComme beaucoup de monde, j'ai vu et revu le film de David Lean "Lawrence d'Arabie" et j'ai découvert Lawrence d'Arabie avec le visage de Peter O'Toole. Le film met magnifiquement en valeur la grandeur et la folie aussi de celui qui essaya désespérément de rassembler les nations arabes pour lutter contre les Turcs.

    Dans ce livre, les frères Poivre d'Arvor, familiers des récits d'aventure à quatre mains, plongent dans cette histoire déjà mille fois disséquée. Leur théorie : l'accident de moto qui tua Lawrence (vous savez, la première scène du film...) n'était pas accidentel, c'était un geste délibéré de celui qui ne medium_images.31.jpegsupportait plus ni la vie civile, ni le monde, ni la vie, ni personne. Des coïncidences troublantes viennent en effet étayer cette thèse, mais est-ce pour autant exact ?

    Les auteurs en profitent pour nous faire revivre les moments les plus importants de la vie du héros en s'inspirant surtout des "Sept piliers de la sagesse", le récit autobiographique de Lawrence.
    Franchement ce livre ne m'a rien appris sur Lawrence que je ne savais déjà (sauf les supputations...) mais bon, c'est toujours agréable de lire un ouvrage sur quelqu'un comme Lawrence dont on ne se lasse pas ! 

  • A la vitesse de la lumière. - Javier Cercas (Actes Sud, 2006)

    medium_9782742762767.gifDeuxième coup de coeur de la rentrée (après "Fils unique"), ce roman de Javier Cercas, l'auteur des "Soldats de Salamine" (j'ai pas lu mais je viens de l'acheter en poche..).

    Le narrateur, visiblement un double de l'auteur, est un jeune étudiant espagnol peu travailleur mais persuadé qu'il va un jour devenir un écrivain célèbre. Un de ses profs lui propose de partir comme assistant d'espagnol dans une université américaine. Là-bas il  se lie avec Rodney, un assistant quadragénaire taciturne et original. Mais Rodney ne revient pas après les vacances de Noël. Parti à sa recherche, le narrateur rencontre son père qui lui raconte alors que Rodney vit avec le poids de son passé, et son passé s'appelle la guerre du Vietnam. Le narrateur repart avec toute la correspondance de Rodney pendant cette guerre et la conviction qu'il doit raconter cette histoire. Mais il retourne en Espagne et sa vie quotidienne et superficielle reprend son cours, jusqu'à ce que...

    Pris au départ par obligation (avec des collègues nous faisons bientôt une présentation de la rentrée littéraire alors j'essaie d'en lire un maximum. Je vous donnerai notre palmarès...), je l'ai lu d'une traite (merci les jours de congés ! ) et j'ai admiré le style narratif de l'auteur. Pour définir ce style, je dirais que ça m'a fait penser à Paul Auster. On trouve chez Cercas cette même croyance des personnages en leur destin ("si je n'avais pas suivi ces cours, je n'aurais pas rencontré Rodney et ma vie  n'aurait pas été la même..."), la même introspection et le même souffle lyrique que chez Paul Auster.
    La guerre est visiblement un sujet majeur chez Cercas puisque son premier roman parlait de la guerre d'Espagne. Ici je trouve intéressant qu'un Espagnol ait fait des recherches sur les séquelles du Vietnam sur les anciens combattants qui sont revenus au pays en ayant vécu l'enfer mais en étant méprisés par leurs concitoyens pour leur participation à une guerre inutile.
    Bref, ce roman est vraiment très réussi. Il mêle très habilement réalité, création littéraire et réhabilitation par l'écriture et il crée des personnages qui resteront dans notre mémoire.

    L'avis d'Anne-Sophie