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  • Le chat botté. - Patrick Rambaud (Grasset, 2006)

    medium_9782246671510.3.gifCette fois il n'y a que l'avis de mon mari ! Eh oui je ne l'ai pas lu (j'aime pas les romans historiques...), mais comme c'est un roman de la rentrée littéraire, je vous mets son commentaire :

    Le commentaire de mon mari : Patrick Rambaud a écrit plusieurs romans sur l'époque napoléonienne. Celui-ci est le quatrième après "La bataille", "Il neigeait" et "L'absent". Il connaît donc bien cette période et en particulier son personnage principal : Napoléon.
    Là il s'intéresse en quelque sorte à la genèse de ce personnage public en décrivant l'épisode du 13 Vendémiaire. S'appuyant sur de nombreuses sources, il nous restitue avec précision l'atmosphère et la vie quotidienne de l'époque à Paris. Mélangeant habilement ses talents de romancier et d'historien, il nous suggère une hypothèse intéressante et nouvelle sur cet événement.
    Pour résumer, c'est un roman bien fait qui se lit facilement et qui devrait plaire aussi bien aux "Napoléoniens" (comme moi) qu'aux simples amateurs de romans historiques!

  • Bonne nuit, doux prince. - Pierre Charras (Mercure de France, 2006)

    medium_9782715226364.gifLes rapports avec le père, voilà un sujet qui inspire beaucoup de romanciers, surtout si ces rapports ont été difficiles, voire conflictuelles. L'absence de communication, le silence du père, la difficulté pour le fils de trouver sa place,...Ce sont des thèmes que l'on ressasse une fois le père disparu. Si on avait su parler, si on avait pu dialoguer ! C'est exactement ce que Pierre Charras nous évoque ici à propos de son père disparu (encore que c'est bien noté "roman"..???) .

    Disons qu'il faudrait que l'on aborde chaque récit en oubliant tout ce qu'on a lu avant ! Si c'était le cas, je dirais que ce livre est particulièrement émouvant, pudique, qu'il évoque bien l'image du père aimant mais silencieux, et que l'on se retrouve tous un peu dans ces descriptions. Mais quand on a déjà lu des dizaines d'évocations semblables, on perd un peu de son enthousiasme ! Oui, c'est bien, mais peut-être manque-t-il le petit plus qui fait qu'on ne l'oubliera pas, comme on n'a pas oublié le père d'Annie Ernaux dans "La place", celui de Paul Auster dans "L'invention de la solitude" ou celui d'Azouz Begag dans "Le marteau pique-coeur", je pourrais aussi citer celui de Clémence Boulouque dans "Mort d'un silence", celui de Françoise Dolto dans "Père et fille",.....

    Pour ne pas finir sur une note trop négative, je dirais que j'avais dévoré Dix-neuf secondes du même auteur (quel suspense !) et bien apprécié Comédien (c'est son autre "métier")