Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La rivière noire. - Arnaldur Indridason (Métailé noir, 2011)

    Voilà un polar islandais pour fêter le Salon du livre de Paris consacré aux littératures nordiques.

    riviere noire.jpgUn homme est retrouvé mort chez lui, égorgé. Il a sur lui un médicament qui, mélangé à de l'alcool, rend amnésique pendant quelques heures, on l'appelle la drogue du violeur. Visiblement il a eu des rapports sexuels dans la nuit. Est-ce la femme qui l'a tué, mais avec quelle arme et qui est cette femme... Le commissaire Erlendur étant en vacances, c'est son adjointe Elinborg qui va mener l'enquête.

    Curieusement c'est le premier roman policier que je lis de cet auteur. Pendant quelques années j'ai eu une overdose de policiers et n'en ai plus lus du tout, j'ai donc raté La cité des jarres et autres Femme en vert quant il sont parus. Je n'ai donc pas de point de comparaison avec ses autres livres. Et je dois dire que je suis assez déçue par celui-ci. En effet, même si l'intrigue est bien menée et que l'on a envie de connaître la fin (c'est déjà bien, me direz-vous), c'est une enquête d'un grand classicisme. Et même l'arrière-plan social qui est, je crois, caractéristique de cet auteur, ne transparait pas beaucoup ici. Donc je sais ce qu'il me reste à faire : lire les précédents polars d'Indridason !

  • Point de côté. - Anne Percin (Ed Thierry Magnier, 2006)

    point de cote.jpgPierre est adolescent, mais il est surtout très seul depuis la mort de son frère jumeau à 10 ans. Comment en parler, comment même l'évoquer avec ses parents englués dans le chagrin. Aussi il le garde pour lui et s'englue lui aussi dans ce corps qu'il n'aime pas et qui lui rappelle trop son frère. Seule la course l'apaise car il va alors au bout de ses souffrances et espère même s'annihiler dans ces douleurs. Quant aux relations avec les garçons et filles de son âge, c'est trop difficile...

    Après le conseil de Clara de lire ce titre, je suis allée voir sur les rayons de la médiathèque... et il y était ! Difficile le métier de bibliothécaire n'est-ce pas, on a tout à portée de main... et pas davantage de temps que les autres pour lire ;-)

    Je ne regrette bien sûr pas de l'avoir trouvé et de l'avoir lu dans la foulée des deux autres. Celui-ci, qui est son premier roman publié, relate l'histoire du héros de Bonheur fantôme dix ans avant. On retrouve les mêmes qualités que dans Bonheur fantôme, une écriture très juste, une introspection fine et néanmoins pudique des personnages, la sensation de toucher du doigt leur souffrance mais aussi leurs instants de bonheur. Et ce personnage de photographe qui a tellement d'importance dans Bonheur fantôme, on fait sa connaissance ici, aidant Pierre à se révéler, comme lui révèle les photos d'après les négatifs...

    L'avis de Laure qui comme moi a un coup de coeur pour cet auteur (j'ai déjà pris les deux autres qui étaient dur les rayons...) et de Clara, enthousiaste elle aussi.