Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le rêve de Cassandre (de Woody Allen, avec Colin Farrell, Ewan McGregor) 2007

    017232d51d4cd554ff7eccddcc1fe61a.jpgAvec Match Point et Scoop, ce film fait partie d'une sorte de trilogie que Woody Allen a traité un peu comme des fables moralistes. Jusqu'où peut-on aller pour l'argent, la gloire, l'amour ????

    Ici c'est l'histoire de deux frères, d'origine modeste. L'un est mécanicien mais il a une passion, le jeu. Parfois le jeu lui réussit, mais cette fois il a perdu vraiment beaucoup d'argent... L'autre aide son père au restaurant, mais en fait il essaie de faire des affaires. Et en même temps il tombe amoureux d'une fille ravissante, actrice, qui est séduite par son côté "beau gosse riche entrepreneur"..... Bref tous deux sont dans de beaux draps quand arrive leur oncle qui a très bien réussi dans les affaires et les a toujours dépannés en cas de besoin. Cette fois encore il accepte de les aider financièrement mais en échange d'un grand service pas du tout du tout moral... Accepteront-ils ? Jusqu'où iront-ils pour l'argent, l'amour, etc  ????

    Je dois dire que je ne me suis pas ennuyée mais ce n'est quand même pas le Woody Allen que je préfère. Pas de dialogues ciselés, de phrases choc, de réflexions aigre-douce. Au risque d'être passéiste, je préfère le Woody Allen d'avant..... En revanche les deux acteurs sont vraiment excellents, très physiques et crédibles dans des rôles vraiment taillés pour eux !

  • Crise d'asthme . - Etgar Keret (Actes Sud, 2002)

    031d5b2539ef4bdb6086abf64ad31842.gifCe texte traduit de l'hébreu est le premier d'une longue série puisque, dans le cadre de notre travail, Laurent, des collègues et moi-même allons préparer une matinée de présentation de la littérature israelienne juste avant le Salon du Livre sur ce thème.

     La couverture de ce livre m'attirait depuis longtemps ainsi que la réputation d'enfant terrible de Keret !


    C'est vrai que ce recueil ne manque pas d'originalité. Quarante-huit petits textes tragi-comiques, entre une et six pages, proposent des instantanés de vie souvent à la limite de l'absurde. Grand admirateur de Kafka, Keret réussit à nous faire rire mais aussi à nous mettre mal à l'aise dans ces petits récits très courts. Un chauffeur d'autobus qui, par principe, ne s'arrête jamais pour une personne qui court derrière car les minutes gagnées par cette personne sont minimes par rapport aux minutes perdues par l'ensemble des passagers du bus, jusqu'au jour où... Un magicien qui voit arriver un huissier chez lui et qui fait disparaitre tout son mobiler. Un jeune garçon qui économise dans une tirelire cochon et qui se prend d'amitié pour ce cochonnet au point de ne pas vouloir le casser. La mort apparait souvent dans la chute des histoires mais mêlée à des situations cocasses ou absurdes, ce qui enlève tout aspect morbide. Certaines nouvelles aussi sont un peu fantastiques.


    Très peu de références politiques ou idéologiques chez Keret et les écrivains de sa génération (il est né en 1967). C'est l'individu et la difficulté de l'existence qui sont au centre de ses préoccupations. Seules quelques épisodes rapides sur des chaussures fabriquées en Allemagne ou un échange de fusil entre un Israelien et un Palestinien nous rappellent la particularité d'Israel. Ce recueil peut être une bonne approche de la littérature israelienne contemporaine.