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  • La vie des autres (Florian Henckel von Donnersmarck, avec Thomas Thieme, Martina Gedeck, Ulrich Mühe)

    medium_images.48.jpegJe crois que les films que j'ai vus depuis le début de l'année vont passer au second plan maintenant que j'ai vu celui-là !  Il a déjà eu beaucoup de récompenses en Allemagne et en aura certainement d'autres.

    L'histoire. En Allemagne de l'Est au début des années 80, un couple d'artistes (metteur en scène et actrice) est mis surmedium_Pfilm143491661465612.jpeg écoute et filmé par la Stasi. En effet, bien que fidèles au Parti, ils inspirent de la méfiance aux dirigeants. L'agent Wiesler, un homme du Parti particulièrement inflexible, est chargé de leur surveillance. Pendant des jours il les voit vivre, lire, échanger, rencontrer d'autres artistes, s'aimer.... Peu à peu il ne peut s'empêcher de s'attacher à ce couple.....

    Ce film présente à la fois une intrigue romanesque prenante, une réflexion sur l'artiste et la politique, et un retour dans le Berlin communiste. Dans une interview dans Télérama, le réalisateur dit qu'il trouvait que l'on avait une visions assez positive, voire même assez drôle, de l'Allemagne de l'Est à travers "Good-bye Lenin" et il souhaitait revenir sur cette période. Il le fait magnifiquement ! Les prises de vue sont soignées, les extérieurs très bien rendus dans des couleurs froides et les intérieurs bien filmés avec au contraire beaucoup de chaleur. Les comédiens sont excellents, notamment Wiesler (Ulrich Mühe). Vraiment c'est un film magnifique que je conseille à tous et toutes d'aller voir !

  • La mère du 1084. - Mahasweta Devi (Actes Sud, 2001)

    medium_la_mere-130x250.jpegCe livre est très différent de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent sur l'Inde. Ici c'est le récit d'une mère qui cherche à comprendre pourquoi son fils a été assassiné. Pendant les années 70, il faisait partie des jeunes du mouvement maoïste bengali contre lequel la répression policère a été terrible. Son récit est un aller-et-venu entre le temps de l'enfance de Brati, les jours qui précèdent sa mort, et maintenant. Sa douleur est encore aggravée par la nécessité d'avoir rendu secret cet assassinat (par respectabilité) et de ne pas avoir pu lui rendre les hommages funéraires rituels. Quel sens encore trouver à la vie après ce drame ? L'écriture, magnifique, retrace l'itinéraire de cette femme qui s'éloigne peu à peu de son milieu, la bourgeoisie, de sa puissance et de son hypocrisie, pour comprendre ce qu'est réellement la vie.