Allez, c'est mon tour. Maintenant que Cuné est rentrée, mon ami Philippe aussi, c'est aux autres de partir ! Pas mal de livres dans le sac entre les robes et les pulls (ben oui, il se met à faire frais tout à coup), mais pas que de la lecture non plus, les vacances c'est fait pour se balader, rencontrer des gens et visiter des lieux, il faut bien changer un peu ses habitudes. Alors bon courage à tous ceux qui travaillent en août et à bientôt de retrouver nos blogs à la fin de mois, moi je vais aller écouter du jazz dans le Sud-Ouest dans un bon festival en plein soleil !
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Un homme dans sa cuisine. - Julian Barnes (Mercure de France, 2005)
C'est toujours un plaisir pour moi d'ouvrir un livre de Julian Barnes. Cet écrivain anglais très francophile ne m'a jamais déçue, et j'ai lu une bonne partie de ses livres (mais pas le gros "Une histoire du monde en dix chapitres et demi"). J'aime son humour, sa délicatesse et son écriture fluide.
Ici ce n'est pas vraiment un roman, plutôt un essai sur la cuisine (il a aussi été critique gastronomique) et c'est une bonne surprise. Elevé dans une famille traditionnelle où seules les femmes s'approchaient du fourneau, il a été obligé de s'y mettre quand il a commencé à vivre seul; Et il s'est pris au jeu ! Des dizaines de livres de cuisine, plein d'essais culinaires, des tas de recettes mises en pratique ! Seule faiblesse de notre auteur : c'est un "obsessionnel anxieux" (c'est lui qui le dit). C'est-à-dire qu'il faut qu'il ait absolument tous les ingrédients, leur mesure exacte et des explications extrêmement précises sinon c'est la panique ! Suivent donc quelques beaux exemples de panique, pas mal de réussites aussi et quelques belles réflexions sur les auteurs de livres de cuisine, les ingrédients, les invités, etc...
En résumé : un régal et une bonne idée de cadeau pour un homme (et pour une femme aussi bien sûr) -
Quand la ville mord. - Marc Villard (Suite noir, Ed La Branche)
Voilà une nouvelle collection dirigée par Jean-Bernard Pouy et dans laquelle on va retrouver toute l'équipe du Poulpe. En prenant ce livre, je m'attendais d'ailleurs à retrouver un peu ce ton au second degré sur des sujets graves.
Ici le sujet est grave mais le ton aussi. A Barbès, Sara, jeune Congolaise, vient à Paris pour essayer de réussir dans le peinture et le dessin. Bien sûr, comme elle n'a pas de papier, elle a dû recourir aux passeurs et doit rembourser le billet et les faux papiers. Une seule solution, la prostitution. Mais elle veut s'en sortir, Sara, et elle s'en sortira peut-être, mais à quel prix....Pour l'aider, Tramson, éducateur de rue, qui aide comme il peut les paumés du quartier.
On retrouve le ton de Marc Villard, entre poésie et noirceur. C'est la réalité qui l'intéresse, même si c'est parfois insoutenable. Ici il montre bien, même si on le savait déjà, que prostitution et sans-papier est synonyme d'enfer !