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  • Petit livre à l'usage des pères. - Christiane Olivier (Fayard, 2002)

    Christiane Olivier, psychanalyste, s’était fait connaître par « Les enfants de Jocaste » où elle essayait de donner une coloration plus féminine aux théories psychanalytiques basées plutôt sur le thème des « enfants d’Œdipe ». Selon elle, la toute puissance de la femme sur l’enfant (le maternage) accentuait  encore l’antagonisme, ou au moins les difficultés de compréhension, entre les hommes et les femmes.

    Ici elle tente une fois encore de faire évoluer la psychanalyse avec la société actuelle. En effet, le rôle du père, trop souvent mis au second plan dans la petite enfance de l’enfant, prend ici toute son importance. Face à des femmes qui, souvent, tentent de garder pour elle la relation très forte entretenue avec le bébé, elle enjoint les pères de prendre aussi leur place dans cette relation. L’avenir des relations père-enfant dépendra toute la vie des relations précoces mises en place entre le bébé et son père et l’autorité paternelle ne pourra exister que si la tendresse et la confiance sont déjà présentes.

    Christiane Olivier, que l’on pouvait taxer de « féministe »,  explique ici aux femmes qu’elle ont tout à gagner à « perdre » un peu de leur part d’intimité avec l’enfant au profit du père. Partager ces relations intimes ne pourra que rendre service aux enfants qui y gagneront davantage de confiance et d’équilibre dans leur vie d’adulte.

     

  • Love Hina (vol 1) . - Ken Akamatsu (Pika Edition, 2002)

    Cà y est, j’ai lu mon premier manga, à la demande express de mon fils qui, lui, en dévore !

    Ce premier volume de « Love Hina » raconte l’histoire d’un étudiant, Keitaro, qui tente pour la troisième fois d’intégrer la prestigieuse université de Todai. Pour se loger, il se rend dans l’hôtel tenu par sa grand-mère mais, après avoir pris un bain dans la piscine, il se retrouve entouré de jeunes filles nues en train de baigner. Exclamations,cris, quoi, un homme dans le bain des filles ! En fait l’hôtel a été transformé en pension pour jeunes filles, et celles-ci s’apprêtent à mettre Keitaro à la porte mais celui-ci reçoit une lettre de sa grand-mère le nommant gérant de cette pension. Il va falloir que lui et les jeunes filles s’entendent ! La suite est le quotidien d’un jeune homme timide, maladroit et gaffeur dans un univers très féminin.
     
    Je dois dire que c’est bien mené, plein de péripéties et assez drôle. En revanche, je trouve que le petit format rend les dessins un peu confus (le manque d’habitude de ma part visiblement), et j’ai eu un peu de mal à distinguer toutes ces filles entre elles, les dessins se ressemblant quand même pas mal ! Bref je lirai peut-être d’autres mangas, on n’a que l’embarras du choix !