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buten howard

  • Quand j'avais cinq ans je m'ai tué. - Howard Buten (Seuil, 1981)

    Je ne connaissais pas ce « classique » et je viens de le lire d’une traite. L’histoire de Gil, huit ans, est tout de suite très prenante. Avec ses mots d’enfant, il raconte sa vie de petit garçon, ses copains, son école, ses rêves, son imagination. Mais il est enfermé dans une institution pour enfants, sorte d’hôpital psychiatrique, pour avoir eu un comportement déplacé avec son amie Jessica. Tout le livre sera un aller-retour entre la vie de Gil dans cet institution (il a alors huit ans) et sa vie « d’avant » (à cinq ans). Pourtant sa vie d’alors était celle d’un petit garçon normal avec tout l’imaginaire dont on fait preuve à cet âge-là. La vie semblait toujours être une aventure et Gil était le héros qui saurait combattre les ennemis et défendre les innocents. Dans l’institution on essaie de lui faire avouer un délit qu’il n’a pas commis. Le psychiatre essaie de l’amadouer, puis de l’intimider sans comprendre du tout son être profond. Heureusement il y a Rudyard, un autre médecin qui se met à sa portée, qui l’imite même et qui le met en confiance. La fin dévoilera quels gestes Gil a eus envers Jessica, des gestes de tendresse mal compris par les adultes.

    Ce livre plein de poésie est un magnifique hymne à l’enfance et à son imaginaire débordant. C’est aussi une dénonciation de la psychiatrie classique qui nie le sujet au profit de théories sclérosées. La seule lueur d’espoir vient de Rudyard, sans doute  un double d’Howard Buten qui est lui-même spécialiste des enfants autistes.