Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • L'homme qui marchait sur la Lune . - Howard McCord (Gallmeister, août 2008)

    d31f7ad97e2d9635f565dd97a20214ce.gifLe narrateur est William Gasper. Il marche pendant des jours sur la "Lune", une montagne désertique au coeur du Nevada. Ce marcheur solitaire est un observateur attentif de la nature dont il est très proche, il est aussi un observateur de la nature humaine car ses monologues intérieurs témoignent d'une vie bien remplie. Peu à peu son passé s'éclaire. Ce sentiment d'être suivi, même dans ce lieu désert, ne lui est pas étranger, il a toujours vécu traqué et le danger ne lui fait pas peur. Les pans de sa vie s'entrouvrent quand on apprend qu'il a été tueur professionnel pour l'armée américaine.....


    Ce récit extrêment lent, jusqu'au coup de théâtre final, est un hommage à la nature et aux grands déserts américains. Le lyrisme avec lequel le narrateur en parle est vraiment très beau et l'inquiétude qui monte peu à peu accentue encore le caractère surnaturel de cette marche sur cette montagne. C'est presque un récit de voyage qui nous est présenté, n'était cette poursuite latente qui, on le sent, va mal se terminer... Voilà un roman extrêment original dans cette rentrée littéraire, d'un auteur américain vétéran de la guerre de Corée et auteur de plusieurs récits et recueils de poésie.


    A noter, les très beaux livres de l'éditeur Gallmeister qui s'est spécialisé dans les livres sur la nature, américaine surtout, que ce soit dans des romans, des polars ou des récits de voyage.

     

    Les avis tout aussi positifs de Cuné, Sylvie

  • Parlez-moi de la pluie (de Agnès Jaoui, avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Jamel Debouzze, 2008)

    1dc9ad90e1c840787c1690e94e95f745.jpgAgathe, politicienne parachutée, revient dans le Sud de son enfance. Elle sait ce qu'elle veut, est énergique et règle sa vie comme son agenda, de manière efficace. Là-bas elle va retrouver sa soeur et ranger les affaires de leur mère, décédée depuis un an. Elle va aussi revoir Mimouna, leur nounou algérienne qui les a suivis en France. Karim, fils de Mimouna, veut faire un documentaire sur Agathe avec un ami à lui. Quelle visage va leur montrer cette féministe convaincue ? Va-t-elle réussir à garder cet aspect décidé, ou les événements vont-ils un peu la faire évoluer ?


    L'histoire de cette famille et des relations qui peu à peu  évoluent est du Jaoui/Bacri comme on en a déjà vu : Bacri râleur et fumeux, Jaoui directive, Jamel parfait avec des répliques écrites pour lui. Sans atteindre vraiment "Le goût des autres", c'est une brillante comédie où la tendresse et l'humour cohabitent avec l'émotion et la tendresse. Les relations parfois douloureuses entre soeurs sont bien vues, les humiliations des rapatriés algériens bien évoquées, la culpabilité ressentie par les uns et les autres traitée avec finesse. Voilà un très joli moment de cinéma un peu boudée par la critique, visiblement, mais qui va certainement plaire au public !