Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pauline . - Alexandre Dumas (GF / Flammarion, 2007)

    b0dcc8630206f5fb64b6b5da12603730.gifLu dans le cadre du Club de lecture des blogueuses


    Je dois dire que spontanément je n'aurais pas lu un roman d'Alexandre Dumas et surtout pas celui-là qui m'était inconnu, ce fut donc une bonne surprise !

     

    Dès les premières pages on est pris par l'intrigue et on ne peut plus s'arrêter. Jugez plutôt. Le narrateur croise plusieurs fois Alfred, un de ses amis proches, avec une femme qui cache son visage sous un voile. Il lui semble la connaître... Quelque temps plus tard, il apprend qu'elle est morte ..... Quand il revoit son ami, il le presse de questions et celui-ci lui raconte les aventures qui lui ont permis de rencontrer cette femme, Pauline. Il est tombé amoureux d'elle à Paris et la retrouvera dans des circonstances rocambolesques. Elle est retenue prisonnière dans les souterrains d'un château isolé et il réussira à la sauver. Mais comment elle, la femme du célèbre comte Horace de Beuzeval, a-t-elle pu en arriver là ????

     

    La magie Alexandre Dumas a tout de suite opéré sur moi et, alors que je m'apprêtais à lire ce roman sans enthousiasme particulier, je l'ai lu d'une traite et avec une frénésie digne de Millenium ! Il faut dire que Dumas connait son métier et, même si son style est parfois grandiloquent, la construction du récit est imparable ! D'abord on voit cette femme mystérieuse qui, c'est sûr, cache un secret. Puis on apprend qu'elle est morte. Puis Alfred nous raconte les circonstances de leur rencontre. Et enfin, et seulement à la fin, on a son récit à elle qu'elle a confié à Alfred et qui donne la clé de tout ! Impossible donc de s'arrêter avant la fin !

     

    Quant à l'ambiance générale du livre, elle m'a rappellée les romans gothiques que j'ai lus il y a longtemps comme Le moine de Lewis ou Annette et le criminel de Balzac. Il y a des enlèvements, de la brume, des châteaux isolés, des êtres pervers qui font du mal à des jeunes femmes innocentes ! Mmm, j'adore !

  • La maison de l'été . - Patrick Cauvin (Nil, 2008)

    9ada2d14637eef269c3c5f775e052261.jpgPuisque, contrairement à Flo ;-)
    - je ne trouve pas que la Touraine soit trop au Nord
    - j'avais aimé La maison du retour de Kaufmann dans la même collection
    - j'avais aussi bien aimé les romans de Cauvin quand j'étais plus jeune,
    j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre.

     

    Avec ses cachets de droits d'auteur, et fortement influencé par sa famille, Cauvin décide d'acheter une maison de campagne, lui le citadin forcené ! Le choix se fait naturellement pour une bâtisse de caractère à proximité des châteaux de la Loire. Il mettra du temps à s'habituer à cette maison, et c'est au fil des années, des étés, des séjours d'amis, que peu à peu il ressentira qu'elle a vraiment une âme. Elle se laissera peu à peu apprivoiser, laissant des messages mystérieux "On l'a mis sous la pierre de l'entrée " (un cadavre ??), faisant entendre des soupirs asthmatiques la nuit, rapprochant les résidents dans sa cuisine trop petite,...

     

    Le livre de Cauvin n'est pas comparable à celui de Kauffmann qui nous livrait, grâce à cette maison, son état d'esprit après son retour de captivité du Liban, mais j'ai trouvé que ce livre avait beaucoup de charme. Pas de caricature de Parisien à la campagne, pas d'anecdotes exagérées sur les mésaventures d'un propriétaire terrien. Tout est en finesse dans une jolie évocation de la manière dont on s'attache peu à peu à un lieu. Vraiment une lecture agréable où l'on apprend à mieux connaître son auteur.