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  • Dans le scriptorium. - Paul Auster (Actes Sud, 2007)

    medium_auster.gifUn nouvel opus de Paul Auster est toujours un grand moment. Va-t-il encore réussir à nous surprendre, va-t-on retrouver ses thèmes favoris, son style, son art de la narration ? On peut répondre oui à toutes ces questions avec ce "petit" récit (seulement 146 pages...)

    Dans un lieu indéfini, un vieil homme, M. Blank, est dans une pièce, peut-être enfermé. Des étiquettes sont collées sur les objets avec leur nom dessus. Quelques visiteurs viennent le voir, dont il a du mal à se rappeler les noms. Sur son bureau, des photos, un stylo et des textes. Il s'interroge. On l'interroge. De quelle histoire est-il le héros, lui qui ne se souvient de rien et auquel on demande quelque chose, oui mais quoi ? . Il se rappelle un peu d'Anna (Blume) qui vient lui apporter à manger. Et un peu des autres aussi...

    Comme on le pressent, on est en plein dans l'univers austérien. Ses thèmes récurrents : l'enfermement, la mise en abîme des histoires, la perte d'identité, la place de l'écrivain, la quête,.... Nous les retrouvons tous concentrés dans ce récit où la place de l'écrivain et ses relations entre l'auteur et ses personnages occupent une place centrale. Les références à ses autres livres sont nombreuses (et je ne les ai sans doute pas toutes repérées) aussi je ne conseillerais pas à un "novice" de commencer par là, mais peut-être peut-on aussi le prendre comme une introduction à l'oeuvre de Paul Auster... Tout est possible avec cet écrivain ! En résumé, plutôt pour initiés mais superbe !

    Les avis de Papillon, Flo, Florinette, Essel, Laurent

  • Les témoins (d'André Téchiné, avec Emmanuelle Béart, Michel Blanc, Sami Bouajila, Johan Libéreau, Julie Depardieu)

    medium_Les_temoins.jpgJ'emprunte à Amandine le début de son résumé : Paris, été 1984. Manu débarque à Paris, où il partage la chambre de sa soeur Julie dans un hôtel modeste. Il fera la connaissance d'Adrien et nouera une amitié chaste et joyeuse avec ce médecin quinquagénaire, qui lui fera découvrir le style de vie de son milieu. Parallèlement il profite pleinement de la liberté que lui offre le Paris homo d'alors. Une rencontre pourtant, avec un homme marié (ou presque) va tout changer. Mais nous sommes au début des années 80 et le SIDA fait son apparition; C'est le début des années noires, les traitements lourds et vains....

    Je dois dire que, malgré la pléiade d'excellents acteurs qui jouent dans ce film, je n'ai pas été très sensible à cette histoire. Rien à voir avec "Les nuits fauves". Ici c'est plutôt une chronique de ces années dans un milieu parisien très aisé. Même les différentes histoires d'amour ne m'ont pas convaincue. Je ne me suis pas franchement ennuyée (encore que.... c'est bien long...) mais je ne retiens aucune image marquante de ce film.

    L'avis plus positif de Lo.

  • Comme tous les après-midi. - Zoya Pirzad (Zulma, 2007)

    medium_9782843043918.gifCette fois j'avoue que j'ai été attirée par cette jolie couverture géométrique rose. Tiens des nouvelles. Tiens des nouvelles iraniennes. Pourquoi pas ? Surtout que le thème en est, pour une fois, le bonheur quotidien... Comme tous les après-midi....je vais regarder la voisine d'en face Je vais m'occuper du prochain repas. La neige va continuer à tomber. Mon mari va arriver à sept heures. A quoi peut bien penser le monsieur assis sur le banc dans le square... Autant de petits morceaux de vie qui n'ont rien d'extraordinaire mais qui expriment la vie quotidienne dans ce qu'elle a de rassurant et d'agréable.

    L'avis de Clarabel , d'Hervé et de Cathulu