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  • Séances de rattrapage (suite)

    medium_18608104.jpegVolver (de Pedro Almodovar, avec Penelope Cruz)

     

    C'était bien la première fois que je ratais un Almodovar ! Merci au festival Télérama qui permet ces "séances de rattrapage...". Je n'ai bien sûr pas  regretté d'y être allée ! Moins excentrique que ses précédents films, Volver est vraiment un hymne à la femme, et surtout à la femme espagnole. Tout le film est d'ailleurs très très "espagnol" ... Je ne dévoile pas l'intrigue pour ceux qui voudraient aller le voir. Disons qu'il s'agit d'histoires de fantômes et aussi de drames passionnels, tout ça dans un mélange à la fois tragique, fantastique et drôle. Pénélope Cruz est extraordinaire de beauté et de justesse ! Les autres femmes sont excellentes aussi. En revanche les hommes, que l'on voit très peu d'ailleurs, n'ont vraiment pas le beau rôle ! Hymne aux femmes donc dans ce très beau film qui n'est pas celui que je préfère d'Almodovar mais qui fait partie des films "à voir" comme on dit !

  • La chambre des parfums. - Inderjit Badhwar (Le Cherche Midi, 2004)

    medium_9782749101958.gifCe roman autobiographique de Badhwar est ma première déception en littérature indienne. La quatrième de couverture était pourtant alléchante. L'auteur, né en Inde en 1940, s'est installé aux Etats-Unis où il est devenu journaliste. Là-bas il a vécu la révolution des années soixante qui était à l'opposé des valeurs de son pays natal. Société figée en caste d'un côté, liberté extrême de l'autre. Religion omniprésente d'un côté, mise à bas de toutes les valeurs de l'autre. C'est à la mort de son père, dans cette "chambre des parfums" qui lui rappelle tant de souvenirs, qu'il essaiera d'apaiser le conflit intérieur qui n'a cessé de le hanter.

    Le sujet, très intéressant, est desservi par une écriture journalistique extrêmement banale. Quant à la construction du livre qui multiplie les découpages et les sauts dans le temps, elle est très gênante pour la lecture. Pour faire référence au post de Cuné, je pense que je peux dire que je n'ai pas aimé ce livre à cause du style défaillant et de la construction alambiquée, mais que le sujet est toutefois intéressant ! (pas trop méchante ma critique.. et puis ça m'étonnerait que l'auteur lise mon blog ;-)))  )

  • Du côté de chez Proust (d'après Marcel Proust, mise en scène J.L. Tardieu, avec Jacques Sereys)

    medium_images.41.jpegUne fois n'est pas coutume, je vais, comme Hervé, parler de théâtre (je n'y vais pas souvent...). En effet un de mes cadeaux de Noël était une place à ce spectacle. Il faut dire que je suis "proustomaniaque", donc rien ne pouvait me faire plus plaisir !

    Jacques Sereys, merveilleux comédien, nous restitue de larges extraits de Proust en prenant les "best of" de "La Recherche". Le début ("Longtemps je me suis couché...." ), puis les soirées chez les Verdurin, et enfin les "catleyas" de Swann et Odette. Le texte est magnifiquement rendu et même si l'on connaît bien ces passages, on les redécouvre avec joie. Seyrès s'amuse à cabotiner un peu quand il se medium_images.42.jpegmet dans la peau de Tante Léonie, de Madame Verdurin et d'Odette (je ne l'imagine pas aussi tarte, Odette, mais bon...), et cela permet de mettre en valeur une grande qualité de Proust : son humour. Les coups de griffe et l'ironie mordante sont omniprésents dans "La Recherche" et Sereys s'amuse bien à les pointer.

    Son talent (et sa mémoire ! 1h20 de Proust par coeur !!) a été couronné par le Molière du meilleur comédien en 2006 pour ce spectacle.