Dans un village africain, l’eau vient à manquer. Pour survivre, les habitants n’ont pas d’autres solutions que partir dans le désert en direction d’improbables puits encore en activité. Faut-il partir vers le Sud ou vers l’Est ? Rahne, l’instituteur, a étudié la carte et choisit le Sud, avec sa famille et celle de son meilleur ami, et avec la fidèle Chamelle. Mais le premier puits est asséché, le deuxième est pris d’assaut et gardé par les soldats, et pour aller plus loin il faudra payer de la vie de certains. Rahne devra à la fois se battre pour continuer et essayer de trouver enfin un peu d’eau, et aussi accepter les malheurs que cette sécheresse apporte.
Ce livre, qui s’inspire de la situation réelle des nomades, est vraiment d’une grande beauté. Le récit, raconté à la première personne par le héros qui tient son journal, montre bien combien ces peuples acceptent leur destin, ce qui n’empêche pas une profonde humanité qui nous les rend très proches.
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Je viens d’ailleurs. - Chahdortt Djavann ( Autrement, 2002)
Je dois être à peu près la trois millième à comparer ce livre avec "Persépolis" de Maryane Satrapi, mais c’est vrai que c’est tentant. Dans les deux ouvrages c’est la situation en Iran qui est vue par les yeux d’une collégienne.
En 1979 Khomeiny instaure un régime islamique dans les pays et c’est toute la vie quotidienne qui change. Et, comme dans tout régime totalitaire, les opposants sont emprisonnés et parfois exécutés. La narratrice verra la monté en puissance de cette violence jusqu’à ce que l’arrestation de ses meilleurs amis la terrasse et la décide à partir à Paris. Le récit est construit autour de son retour en Iran, retour qui la replongera dans la violence de son adolescence.
Superbe livre qui émeut profondément par sa sobriété et sa justesse.