22 août 2009

Le château d'Amberville. - Thierry Bourcy (Folio policier, 2009)

le chateau d'amberville.gifTroisième volume des enquêtes de Célestin Louis, inspecteur de police parti au front pendant la première guerre mondiale. Le récit commence par un parcours de reconnaissance où les soldats doivent aller voir où commencent et où se terminent exactement les fronts alliés et ennemis. Célestin Louise est grièvement blessé et est évacué à l'arrière dans un château transformé en hôpital. Ses habitants, un vieil homme, sa fille et ses domestiques, y habitent encore. Mais un soldat blessé est retrouvé noyé dans le plan d'eau. Et, peu de temps après, un autre soldat est retrouvé mort. Visiblement quelqu'un cherche à assassiner les soldats. Face à l'incompétence de la police locale, Célestin mène seul son enquête...

Voilà encore un récit agréable à lire où le quotidien des blessés est bien décrit. On est pris par le romanesque de l'histoire qui fait un peu oublier le contexte, mais les combats sont toujours là, violents et barbares. J'attends avec impatience que les deux autres volumes paraissent en poche.

A découvrir : une interview de Thierry Bourcy par Yann de Moisson noire ici.

20 août 2009

L'arme secrète de Louis Renault. - Thierry Bourcy (Folio Policier, 2006)

arme secrete de louis renault.gifDeuxième volume de cette série qui nous entraine dans les tranchées de la guerre de 14-18 avec Célestin Louise, jeune inspecteur de police qui a choisi de partir au Front plutôt que de rester planqué à Paris. Ici le ton est un peu moins dur que dans le premier volume car Célestin est appelé à Paris pour mener une enquête. Louis Renault, le célèbre constructeur automobile, s'est fait voler les plans de sa dernière invention : un petit char très maniable qui éviterait de nombreux morts pendant les percées vers le Front allemand. Qui aurait intérêt à voler ces plans, et surtout qui pourrait bien les acheter ? Célestin doit enquêter sur l'entourage de Louis Renault, notamment sur sa femme, une célèbre cantatrice.

Dans ce volume, c'est surtout la vie à Paris pendant la guerre qui est évoquée. Malgré quelques privations, les Parisiens vivent presque normalement, et Célestin ne trouve pas les mots pour essayer de faire comprendre qu'à quelques dizaine de km les soldats vivent un véritable enfer. Comme les rescapés des camps de concentration plus tard, les soldats d'une part avaient du mal à parler de ce qu'ils vivaient dans les tranchées, et surtout personne ne voulaient les écouter ou les croire ! Cette partie est vraiment très bien rendue et, comme dans le premier, l'intérêt documentaire donne vraiment tout son intérêt à cette série qui se lit très bien.

18 août 2009

La cote 512. - Thierry Bourcy (Folio policier, 2005)

cote 512.gifCélestin Louise est un jeune inspecteur de police à Paris et il aurait pu rester en poste quand la première guerre mondiale éclate. Il préfère s'engager et se retrouve dans les tranchées à Verdun sous les ordres d'un jeune lieutenant, Paul de Mérange. Au cours d'une offensive, ce dernier est tué juste à côté de Célestin, et celui-ci se rend compte que la balle a été tirée de la tranchée française. Même si les morts sont nombreux, il ne supporte pas que l'on attribue à la guerre ce qui est quand même un assassinat. Il fera tout ce qu'il pourra pour retrouver le corps, identifier la balle, essayer de mieux connaître la vie privée de Morange afin de comprendre ce qui s'est passé et de faire éclater la vérité.

Cet auteur m'avait été conseillé par Yann de Moisson noire  après ma lecture de Tranchecaille, sur le même thème, et je le remercie car j'ai eu un coup de coeur pour cette série (autres billets à venir bientôt). L'intrigue est plaisante et bien menée, mais c'est surtout le contexte qui est traité de manière étonnante. L'auteur s'est très bien documenté, c'est certain, et il nous livre une vision vivante, réaliste et hélas vraiment terrible de la vie dans les tranchées. Les personnages récurrents sont bien caractérisés et chacun réagit selon son caractère et son histoire personnelle à la peur face à la mort et la douleur. Le retour à la vie civile pendant les permissions est particulièrement émouvant, on ressent vraiment l'incompréhension des civils face à ces soldats qui cotoient l'horreur chaque jour et le décalage complet des soldats pendant ces quelques jours de repos. Le style n'est pas extraordinaire mais la manière quasi documentaire qu'a l'auteur de nous faire vivre ces moments vaut vraiment que l'on découvre ces romans.

Cinq livres de cette série sont parus, dont trois en poche que je me suis dépêchée d'aller acheter pendant mes vacances (donc je n'ai pas lu les livres que j'avais apportés,.. comme d'hab quoi !)

Le billet de Yann sur Moisson noire ici