12 octobre 2011
Le premier été. - Anne Percin (Le Rouergue, collection La Brune, 2011)
C'est un été comme les autres, Catherine et sa soeur sont en vacances à la campagne chez leurs grands-parents. Le soleil, la piscine, les flirts, les émois de l'adolescence. Puis un événement qui surgit pour Catherine, une apparition, un désir soudain, un mystère... Quand les deux soeurs reviennent quinze ans après vider la maison, tout resurgit soudain avec violence...
Comme d'habitude dans les romans d'Anne Percin, il y a une révélation qui vous foudroie et il ne faut pas trop en dire sous peine de déflorer le sujet. Ici se mêlent la sensualité et la cruauté dans une histoire presque comme les autres. C'est le presque qui est essentiel. Il suffirait d'un rien pour que ce soit un banal flirt d'été. Mais la première ligne nous met en garde : "C'est une croix plantée à la sortie du village". Et une autre phrase, dans le paragraphe suivant : "Un drame dont je ne suis peut-être pas responsable". Mais ne cherchez pas à deviner, vous ne le pourrez pas !
Je continue à être une inconditionnelle d'Anne Percin qui sait creuser avec subtilité le tréfond de l'âme humaine et j'ai hâte que Bonheur fantôme sorte en poche pour pouvoir l'offrir autour de moi !
Les avis tout aussi passionnés de InColdBlog, Clara , Cuné , Griotte, Sylire , cathulu , sandrine
05:25 Écrit par Cathe dans Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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04 octobre 2011
Les souvenirs . - David Foenkinos (Gallimard, 2011)
Le narrateur revient sur les souvenirs qu'il a gardés de ses grands-parents. Son grand-père, il n'a pas toujours lui dire qu'il l'aimait et les moments heureux passés avec lui sont empreints de regrets. Sa grand-mère il s'en occupera jusqu'au bout, chez elle d'abord, puis dans la maison de retraite où elle part sans réel désir. Ce sera lui, et non pas son père, qui saura la distraire, lui offrir des moments pleins de fantaisie, comme la visite à l'artiste du "tableau avec la vache" qui orne le couloir de la maison de retraite et dont ils aiment se moquer. Lui encore qui la retrouvera le jour où elle fuguera.
Certes les thèmes sont empreints de nostalgie : la vieillesse, la maison de retraite, la mort. Et pourtant le ton reste léger, tendre, un rien décalé pour masquer l'émotion. C'est le premier roman que je lis de Foenkinos (je dois être la seule blogueuse francophone dans ce cas...) et je dois dire que j'ai été sensible à cette petite musique particulière qui sait parler de choses graves avec délicatesse et humour.
L'avis très positif d'Emeraude
05:58 Écrit par Cathe dans Roman francophone | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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