29 janvier 2010
Même pas Malte. - Maïté Bernard (Baleine, Le Poulpe, 2009)
Un nouveau Poulpe qui fait en plus référence à Marcus Malte, je ne pouvais pas le manquer... Cette fois le Poulpe, Gabriel, nous entraîne dans une sombre histoire de trafic d'oeuvres d'art afghanes qui se retrouvent en France via l'Espagne. Gabriel a de plus la chance de retrouver Brigid, une ancienne amie qui lui inspire de nouveau de tendres sentiments, le tire de sa dépression latente et le fait voyager à Cadaquès, Barcelone et Séville !
Comme d'habitude on passe un très bon moment avec cette série, Gabriel est toujours bougon mais attendrissant et efficace, et le principe est quand même de prendre aux riches pour redonner... à Brigid ;-)
A noter que ce Poulpe est un Poulpe à tiroir car il fait référence au Vrai con maltais de Marcus Malte qui lui-même faisait référence au Faucon maltais de Dashiell Hammett (que l'on connait surtout pour le film de John Huston avec Humphrey Bogart..)
Les avis de Yann et d'Alain qui comme moi aiment les polars et le Poulpe :-) Celui de keisha
08:48 Écrit par Cathe dans Roman policier | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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23 juin 2009
Cinq bières, deux rhums. - Jean-bernard Pouy (Baleine, Le Poulpe, 2009)
Jean-Bernard Pouy publie un Poulpe, quinze ans après La petite écuyère a cafté, alors bien sûr je me précipite !
Notre ami Gabriel, Le Poulpe, traîne son ennui dans son café préféré, aussi Gérard, le patron, l'envoie en Belgique pour trouver quelques bonnes bières locales. Mais une fois là-bas, Gabriel se trouve confronté à deux morts avec des mises en scène très "couleur locale". Le premier était dans le tas de ferraille qu'une grue devait transporter d'une péniche vers une usine sidérurgique. L'autre était carrément coincé dans une écluse et est apparu au passage d'une péniche. Comme on peut le voir, les péniches et toute la mythologie qui les entoure sont très présentes dans cette partie de la Belgique limitrophe de la frontière française, une région ravagée par la crise économique et qui ne survit que par les quelques usines locales encore en activité. Qui a-t-il de commun entre ces deux morts, un jeune éducateur baba cool et un étudiant japonais ? Mais Le Poulpe est là et rend sa justice quand il trouve que l'officielle n'est pas assez diligente !
Pouy est toujours très bon quand il met l'accent sur les laissées pour compte de la société. Ici le décor lui-même fait partie intégrante du récit et entre petite ville fantômatique et berges peuplées de péniches pleines de sable et de ferraille, l'atmosphère est bien sombre. Le Poulpe garde son humour et nous propose ses réflexions désabusées sur la vie, sur les péniches aussi qui ne sont plus ce qu'elles étaient, et où les tableaux de bord ultra-modernes ont remplacé celles de L'Homme du Picardie ! J'ai passé un bon moment de lecture mais je suis une inconditionnelle de Pouy...
J.M. Laharrère est aussi content que moi de retrouver Pouy et son Poulpe
06:00 Écrit par Cathe dans Roman policier | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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