09 mars 2009
Le koala tueur, et autres histoires du bush. - Kenneth Cook (Autrement, 2009)
Pour tous mes collègues bibliothécaires dont les lecteurs demandent toujours des livres drôles, notez celui-ci !
Je connaissais de Kenneth Cook ses récits très noirs (Cinq matins de trop, Par-dessus bord et A coups redoublés), et j'ai du mal à croire que c'est le même auteur. Ici ce sont des récits autobiographiques qui racontent (peut-être en enjolivant ou en dramatisant un peu...) ses aventures à travers l'Australie (il est lui-même australien).
Pour ceux qui connaissent Gerald Durrell et Ma famille et autres animaux (Gallmeister), c'est tout à fait comparable. Cook est amené à cohabiter avec des animaux qui ont des réactions imprévisibles, hostiles en général, et même parfois très dangereuses. A moins que ce ne soient les humains qui les accompagnent qui soient pour le moins bizarres...
Avouez que pour adorer les serpents au point de s'enfermer avec eux dans leur vivarium, il faut être un peu... bizarre dirons-nous. Mais Cook ne peut quand même pas laisser son voisin ivre mort avec toutes ces bestioles ?
Et que peut-il faire quand, en voulant tirer sur un cochon sauvage qui le charge, les points de suture de sa paupière lâchent et qu'il ne voit plus rien ?
Le plus drôle étant sans doute un mémorable tour en chameau que je vous laisse découvrir.... Ou comment se faire arnaquer en plein désert ! Et découvrir que l'haleine de chameau est l'odeur la plus pestilentielle du monde....
Ces récits vous parle de la nature et des animaux avec tendresse, car Cook aime son pays et sa faune, mais ses mésaventures sont un régal. Et il dit lui-même qu'il ne les incorpore pas dans des romans car on ne le croirait pas !
Les avis tout aussi enthousiastes de Clarabel et Dominique
06:00 Écrit par Cathe dans Roman étranger | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
| Tags : kenneth cook, australie |
del.icio.us
|
|
Facebook
19 février 2008
A coups redoublés . - Kenneth Cook (Autrement, 2008)
Troisième roman de Kenneth Cook, auteur australien, "A coups redoublés" se lit d'une traite, presque comme un thriller !
C'est un procès qui ouvre le livre. La question est de savoir s'il y a eu mort d'un être humain, si l'accusé a causé la mort de la victime, si ce meurtre a été perpétré avec indifférence ou intention de tuer, et si cet acte a été perpétré alors que l'accusé tentait alors de commettre des faits passibles de la peine de mort ! Le roman sera construit avec une alternance de passages de procès et de flash-backs sur les faits. Le cadre : un hôtel-restaurant au fin fond de l'Australie profonde où les jeunes du coin viennent ingurgiter autant d'alcool qu'il le peuvent, chaque week-end. Les personnages : le gérant, une espèce de grande brute qui essaie de vendre le maximum d'alcool et adore son chat. Un "assommeur de boeufs" à l'abattoir, autre grande brute. Un jeune homme un peu efféminé qui a bien du mal à séduire une fille. Et les comparses, autres grands buveurs.... Tout ce petit monde se retrouve régulièrement pour des beuveries qui se tranforment en bagarre, mais cette fois cela ira plus loin..
L'astuce de l'auteur est d'avoir réussi jusqu'à la dernière page (je dis bien la dernière page) à nous cacher qui sera la victime, puisque victime il y a, on le sait ! Et la chute est vraiment une des meilleures que j'ai lues ! La vision de la société australienne rurale est toujours aussi noire et sans concessions que dans "Cinq matins de trop" et "Par-dessus bord", en tout cas en dehors des villes. L'alcool est souvent le seul échappatoire au vide et à l'ennui. Le style, direct et sans fioritures, est presque "documentaire" et donne une impression de proximité avec l'histoire.
L'auteur, mort en 1987 à 57 ans, a, semble-t-il, écrit une vingtaine de romans, ce qui nous promet encore de belles lectures ! Il a été journaliste, grand reporter, producteur de documentaires, puis scénariste et dramaturge, avant d'être écrivain.
Une citation de Télérama à propos d'un de ses précédents livres : "Pas d'autre choix que de lire en apnée" !!
07:00 Écrit par Cathe dans Roman étranger | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
| Tags : kenneth cook |
del.icio.us
|
|
Facebook
05 juin 2007
Par-dessus bord . - Kenneth Cook (Autrement, 2007)
Ceux qui avaient lu Cinq matins de trop l'an dernier ne l'auront pas oublié : Autrement avait alors fait découvrir Kenneth Cook, cet auteur australien mort en 1987.
Par-dessus bord est tout à fait dans la même veine. Pendant qu'il pêche en mer, Jack Foster porte secours à des marins italiens qui ont des enuis. Hélas l'un d'eux meurt et les Italiens décident de vendre ce navire qui porte malheur. Pour Jack Foster, c'est l'occasion inespérée d'acquérir un thonier de cette taille à un prix intéressant. Malgré tout il lui faut faire un très gros emprunt. Il réussit à obtenir un emprunt pour la moitié de la somme et il signe. Cet engagement est irrévocable et il le sait, s'il n'obtient pas le reste de la somme, il perd tout. Mais rien à craindre, la banque lui a promis de lui prêter le reste dès qu'il aurait le certificat de conformité. Quand il va le lendemain faire faire ce certificat, il tombe de haut : il ne peut pas obtenir son certificat, la coque est abîmée à l'intérieur, c'est réparable mais il faut de l'argent pour la réparation ! Or il n'a plus un sou devant lui et il doit la moitié de la somme du bateau aux Italiens dans deux semaines ! Il est face à une impasse ! La seule chose qui pourrait le sauver, c'est une pêche "miraculeuse" de thons, mais il a beau aller chaque jour en mer (en espérant de rien heurter avec son bateau pas réparé), les bancs de thons ne sont pas en vue ! Et c'est une longue descente aux Enfers qui commence pour Jack !
Je vous préviens tout de suite : "happy end" ne fait pas partie du vocabulaire de Kenneth Cook et, comme dans le précédent roman, c'est noir, très très noir ! Le héros est pris au piège comme ses poissons dans les nasses et nous sommes là, impuissants, à espérer un miracle pour lui ! Aussi prenant qu'un thriller, c'est aussi un témoignage sans concession sur le monde des pêcheurs, solidaires quand il s'agit de porter secours en mer, mais impitoyables quand l'un d'entre eux porte la mouise ! Je ne sais pas combien de romans de cet auteur Autrement va nous sortir, mais je lirais bien mon Cook chaque année !
07:00 Écrit par Cathe dans Roman étranger | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
| Tags : kenneth cook |
del.icio.us
|
|
Facebook
03 juillet 2006
Cinq matins de trop. - Kenneth Cook (Autrement, 2006)
Si vous aimez les histoires charmantes, les bons sentiments et les happy ends, passez votre chemin. Dans ce livre s'exhalent des parfums de jeu, d'alcool et de sang. Avec quelques pâles rayons d'espoir toutefois.
Grant est instituteur dans le fond du désert surchauffé d'Australie. Aussi, quand les grandes vacances arrivent, il prend le car pour Bundanyabba, petite ville surchauffée et poussiéreuse, avant de rejoindre Sydney par avion. A "Yabba", le semblant de vie tourne autour des bars et de la salle de jeu. C'est tentant pour Grant d'y passer la soirée et d'y jouer ses maigres économies. Au jeu, c'est bien connu, on gagne, on gagne, .... jusqu'à ce qu'on perde tout ! Mais à Yabba, la solidarité existe (c'est le rayon d'espoir). On propose, tout le monde propose à Grant des verres de bierre. Un repas, et de la bierre. L'hospitalité, et de la bierre. Le massacre des kangourous, et de la bierre. Dans un dernier sursaut, Grant essaie de se sortir de cet enfer et de rejoindre Sydney avec un chauffeur routier...
Ce livre se lit comme un thriller, d'une traite jusqu'à la fin. Les situations violentes dans lesquelles se retrouve le héros sont d'autant plus difficiles à supporter qu'elles sont proposées de bonne foi par les autochtones et qu'elles contribuent à l'initiation de Grant à la "vraie vie".
Je me disais que c'était un livre très cinématographique mais j'ai lu qu'il avait été adapté au cinéma sous le titre Outback (Le réveil de la terreur).
L'auteur, écrivain australien célèbre, l'a écrit en 1961 et il est mort en 1987.
09:30 Écrit par Cathe dans Roman étranger | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : kenneth cook |
del.icio.us
|
|
Facebook


