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05 mai 2008

Lady Jane (réalisé par Robert Guediguian, avec Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin, 2008)

0ae9a2b2f1ab8ecddc6d71c5625117b6.jpgJe n'ai pas l'habitude d'éreinter un film, en effet je sélectionne soigneusement mes sorties au cinéma et je trouve toujours quelque chose d'intéressant. L'histoire. La mise en scène. Les comédiens.
Grosse déception donc avec ce film qui se veut un film policier sans en avoir du tout les caractéristiques. On comprend tout de suite que l'enlèvement d'un adolescent, dont la mère a tué un mafieux vingt ans avant, doit être une vengeance ! On mettra tout le film à nous le montrer. On ne croit pas une seconde aux personnages. Vous y croyez, vous, à un Darroussin mafieux marseillais méchant qui tue froidement les gens ? Moi pas une seconde, avec son oeil qui frise comme d'habitude ! Quant à Ariane Ascaride qui ne change pas d'expression tout au long du film avec son brushing impeccable (elle a juste son fils qui se fait enlever, puis tuer, elle tente de se suicider, elle retrouve le tueur de son fils, tout cela impassiblement !). Les plans se succèdent de manière artificielle..... Bref, je n'ai pas trouvé le moindre intérêt à ce film, j'aime bien Guediguian et ses comédiens d'habitude pourtant !!!

Commentaires

Dommage ! Rien que des gens que j'aime bien !

Ecrit par : cathulu | 05 mai 2008

@ cathulu : rien que des gens que j'aime bien, moi aussi !!!

Ecrit par : cathe | 05 mai 2008

Moi aussi, j'adore habituellement ses films, mais j'avais trouvé Ariane Ascaride pas très crédible dans un extrait que j'avais vu... Je passerai donc !

Ecrit par : kathel | 05 mai 2008

@ kathel : en effet, comme je l'écrivais, elle n'est pas crédible. Et je suis désolée de dire cela car je l'adore habituellement comme actrice;

Ecrit par : cathe | 05 mai 2008

Hors contexte et avec mes excuses. Fajardie est décédé jeudi dernier. Dans mes souvenirs, il me semble que vous le lisiez avec un plaisir spontané...
Dans l'impossibilité de placer un lien, cette brève de Libé :

- "L’écrivain Frédéric H. Fajardie, décédé jeudi à l’âge de 60 ans, a marqué le roman policier français avec des livres violents, subversifs, dans les années 1980, avant d’aborder une écriture plus classique, toujours tournée vers la critique sociale.

Né en août 1947 à Paris, Fajardie est l’un des représentants les plus brillants d’une génération d’auteurs très marqués à gauche qui a bouleversé le polar français par le style et les thème abordés. Il est décédé, selon l’un de ses éditeurs, "des suites d’une longue maladie".

Fils d’un libraire du XIIIè arrondissement - et d’une mère capitaine de l’équipe de France de basket-ball -, Frédéric H. Fajardie (de son vrai nom Ronald Moreau) grandit dans les livres. Au lendemain de Mai 68, il milite dans les mouvements communistes pro-chinois, contre la guerre du Vietnam, à la "Gauche prolétarienne" ou au "Secours rouge".

"C’était un idéaliste, il prétendait être le dernier bolchevique. Il transpirait la sincérité, c’était un grand tempérament avec une énorme capacité d’invention", résume Denis Tillinac, qui fut son éditeur à La Table Ronde.

Grand garçon au regard timide derrière des lunettes cerclées, Fajardie concilie une image d’activiste gauchiste et un parcours d’étudiant sur-diplômé, en philosophie, lettres, histoire et sociologie.

Pour lui, le roman noir est alors le meilleur moyen d’explorer la société. "J’ai eu le sentiment d’une filiation directe: passer du militantisme dans la rue au statut d’écrivain, c’était un moyen de continuer à exprimer mes idées", soulignait-il.

Son premier polar, "Tueurs de flics" (1979), impose un ton nouveau, une écriture sèche, efficace. Il est alors, après Jean-Patrick Manchette, l’un des pères du "néo-polar", qui rompt avec les histoires de truands à la française. "La Nuit des chats bottés" (1979), "La Théorie du 1%" (1981) ou "Bleu de méthylène" (1997), trois de ses grands succès, sont de la même veine.

Mais il diversifie bientôt sa production. Aux désillusions du gauchisme s’ajoute une tendance affichée pour la nostalgie. Il passe alors des séries policières aux collections "blanches" des éditeurs, avec "Au bord de la mer blanche" (1987) ou "Jeunes femmes rouges toujours plus belles" (1988).

Ecrivain touche-à-tout, il signe en 1993 un pamphlet intitulé "Chronique d’une liquidation politique", impitoyable pour le pouvoir mitterrandien.

En 1999, Fajardie peint dans "Quadrige" le désenchantement d’un homme après la guerre de 1914-18 et se délecte en 2001 dans "Les Foulards rouges" des intrigues de la France du XVIIè siècle.

Auteur de plus de 350 nouvelles, il témoigne d’une société en décomposition, avec une capacité d’indignation intacte contre l’injustice ou les inégalités sociales. Ses nouvelles ont été publiées en une vingtaine de volumes.

Frédéric H. Fajardie a également écrit pour le cinéma et la télévision. Il a notamment collaboré à "Parole de flics" (1985) de José Pinheiro avec Alain Delon et à "Vent d’est (1993) de Robert Enrico."

Ecrit par : Mazures | 05 mai 2008

@ mazures : merci pour l'info. En effet c'est un auteur très important. Dans le même esprit, voir l'expo sur Manchette à la BNF.

Ecrit par : cathe | 06 mai 2008

"et je trouve toujours quelque chose d'intéressant." la preuve tu as trouvé will be blood intéressant.
(mauvais esprit Philippe, mauvais esprit...)
Robert Guediguian ça fait quelques films qu'il se rate, non ?

Ecrit par : Philippe | 06 mai 2008

@ philippe : "Will be blood" je ne l'ai pas trouvé intéressant, je l'ai trouvé génial :-)))

Ecrit par : cathe | 06 mai 2008

Bonsoir Cathe, en ce qui me concerne, j'ai détesté Marius et Jeanette c'est pourquoi je ne suis pas retournée voir un film de Guédiguian. C'est le seul et unique film que j'ai vu réalisé par lui. Et pourtant j'aime beaucoup JP Darroussin.

Ecrit par : dasola | 06 mai 2008

@ dasola : moi aussi je suis une inconditionnelle de Darroussin !!!!

Ecrit par : cathe | 07 mai 2008

ET Guediguian, t'as pas répondu...

Ecrit par : Philippe | 07 mai 2008

@ philippe : j'avais beaucoup aimé "Marius et jeannette" et "Le promeneur du Champ de Mars". Il ne me semble pas en avoir vu d'autres de lui.

Ecrit par : cathe | 07 mai 2008

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